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 La corruption mine les biens publics

13/4/2010

 

La corruption mine les biens publics

55,16 % des cas enregistrés induisent la dilapidation de biens publics.
Durant toute la  période qui s'étale  de 2006 à 2009, en moyenne "5575" personnes ont été poursuivies et condamnées pour des affaires liées à la corruption, du moins c'est ce qu'a affirmé le ministre de la Justice, Garde des sceaux, M. Tayeb Belaiz, jeudi à Alger. En effet,  répondant à une question d'un député de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué que la "ferme" volonté politique de l'Etat à lutter contre la corruption sous toutes ses formes à travers la mise en place de mécanismes et de moyens de "prévention" a permis de révéler ce nombre considérable d'affaires de corruption. Dans ce sens, M. Belaiz a souligné que le taux des corrompus a augmenté de nos jours.  De 930 personnes jugées pour des affaires de corruption en 2006, à 1789 en 2007, pour atteindre, par la suite, 1694 cas jugés en 2008 et 1162 condamnées en 2009. D'autres dossiers liés à la corruption sont au stade d'enquêtes préliminaires. M. Bélaiz affirme dans ce sens que le taux le plus élevé de délits de corruption est enregistré dans des affaires de dilapidation des biens par un fonctionnaire public avec une part de 55,16% des crimes enregistrés. Par contre, le crime lié à "l'attribution d'avantages injustifiés dans les marchés publics" est de 11,37%, alors que la corruption des fonctionnaires publics a atteint 10,98% du taux global des crimes liés à ce fléau, selon le ministre. Il a souligné que ce grand nombre a pu être révélé grâce aux mécanismes et lois adoptés par l'Etat, (la promulgation de la loi de lutte contre la corruption et l'amendement du code des procédures pénales). S'agissant du même contexte, M. Belaiz a ajouté que des pôles spécialisés de lutte contre la corruption ont été mis en place tels que la formation des magistrats de jugement et d'instruction et les procureurs généraux dans ce domaine. Ce réseau de lutte contre la corruption a été renforcé par la réhabilitation de la Cour des comptes afin de contrôler les dépenses publiques, annonçant la mise en place prochaine "de l'instance nationale de lutte contre la corruption" ainsi que "la révision du code des marchés publics". Par ailleurs, il faut rappeler que selon l'indice de perception de la corruption de transparency international, l'Algérie fait partie des pays les plus corrompus au monde, l'Algérie régresse à grands pas. Une mauvaise note : 3,2 sur 10. Une mauvaise place : 92ème sur 182 pays. Au classement général des pays les plus corrompus de la planète, l'Algérie fait toujours mauvaise figure.
Le pays traîne toujours le pas dans la lutte contre la corruption. Une réalité qui lui vaut une place peu honorable dans un classement où plusieurs pays d'Afrique se trouvent au bas de l'échelle. Aussi, depuis trois mois, la dénonciation des appels d'offres truqués, des trafics d'influence, des malversations financières opérées au plus haut niveau, est le lot quotidien d'une poignée de médias de la capitale qui dénonce cet acte ignoble de quelques responsables. En outre, pour ce qui est du taux de criminalité en Algérie, le ministre a indiqué qu'il est "en baisse constante" à la faveur de la politique pénitentiaire judicieuse adoptée par l'Etat. Selon ses dires, la politique pénitentiaire de l'Algérie s'articule autour de la rééducation, la moralisation et la formation des détenus en vue de leur réinsertion sociale, soulignant que le durcissement des peines à l'encontre des auteurs de crimes n'a pas donné de résultats positifs mais a plutôt aggravé la situation. "Vu l'échec de l'ancienne thèse prônant le durcissement des peines à l'encontre des accusés, l'Algérie a adopté, à l'instar des pays avancés, la politique de la rééducation, de la moralisation et de la réinsertion, une politique qui a fait ses preuves", a-t-il relevé. Ainsi, "entre 2006 et 2008, le taux de la baisse de la criminalité au niveau national est de 5,53%", a-t-il affirmé. "785.390 crimes sur 62 types de crimes ont été recensés en 2006", a t-il ajouté, précisant que "ce nombre est passé en 2007 à 750.442 crimes soit une baisse de 4,54%", a ajouté le ministre. Cette baisse s'est poursuivie en 2008 pour atteindre 741.963 crimes soit une baisse de 1,13 %, a-t-il également  indiqué. Le ministre, a d'autre part,  précisé que le taux global de la baisse des meurtres commis avec préméditation et des homicides volontaires au niveau national a atteint 76,64 % entre 2006 et 2009. Dans le même contexte, le premier responsable de la justice  a indiqué qu'en 2006 le nombre de meurtres commis avec préméditation a atteint 1166 crimes contre 159 en 2009, 86,33 %. 254 "homicides volontaires" ont été recensés en 2006 contre 172 en 2009 soit une baisse de 32,25 %, a-t-il conclu.
Nassim  I.


20-03-2010
Lemaghreb.com

 

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