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 La valise ou le cercueil pour les Palestiniens : La vision de la paix selon Israël.

18/4/2010

 

PalestineLa valise ou le cercueil pour les Palestiniens : La vision de la paix selon Israël.

« Hashem (Le nom qu’on ne peut pas prononcer ou Dieu) a parlé à Moïse dans les plaines de Moab, près du Jourdain, à Jéricho, disant : Parle aux enfants d’Israël et dis leurs : Quand vous traverserez le Jourdain pour entrer dans la terre de Canaan, vous devez chasser devant vous tous les habitants du pays, et vous devez détruire toutes leurs idoles en pierre et toutes leurs statues en bronze ! Et tous leurs lieux de culte vous devez démolir. Vous devez vous approprier la terre et vous y installer. Car je vous ai donné cette terre comme votre propriété. Mais, si vous ne chassez pas devant vous tous les habitants de cette terre, ceux que vous laisserez seront des aiguilles dans vos yeux et des épines dans vos flancs et ils vous harcèleront dans la terre où vous serez installés. »

Tenach (Bible) BaMidbar (Les Nombres), Chapitre 33:50-53, et 55.

Selon toute la communauté internationale, à laquelle se réfèrent souvent les pays les plus puissants de ce monde — et une batterie impressionnante de résolutions des Nations unies, acceptées par tous les pays membres du Conseil de sécurité comme de l’Assemblée générale de cette organisation internationale exprime sans ambiguïté l’unanimité de cette communauté —, Jérusalem-Est, tout comme d’ailleurs les territoires colonisés par Israël à l’occasion de ses différentes guerres d’agression contre le peuple palestinien ou les pays voisins, est considérée comme un territoire illégalement occupé par Israël, et dont elle ne peut modifier ni la consistance physique, ni la composante humaine.

Israël, état théocratique, déguisé dans les atours d’une démocratie moderne

En défiance délibérée de la position de cette communauté internationale, qui représente la légitimité et la légalité internationales auxquelles tous les pays membre du concert des nations modernes sont tenus, Israël vient, une fois de plus, de prouver, s’il le fallait encore, que, comme incarnation du sionisme, elle n’est pas près de renoncer à son rêve de vider la Palestine historique de toute population non juive, sans du même coup commettre un acte de grand sacrilège et faire son deuil de l’idéologie fanatique extrémiste qui, suivant ses tenants, lui donne, ainsi qu’à toutes ses actions, une légitimité de caractère divin, échappant aux lois des hommes.

Le sionisme, idéologie religieuse, fanatique, violente et passéiste, s’il en fut, et qui se pare de tous les atouts et tous les atours de la modernité, est un phénomène unique dans les annales de l’histoire du monde. Cette idéologie n’a jamais fait secret de son objectif de réaliser, sur ordre divin, un Etat théocratique, — déguisé avec grande habileté dans les atours d’une « démocratie avancée moderne » et, suivant ses tenants « partageant avec l’Occident toutes ses valeurs fondées sur le respect de la personne humaine — au profit exclusif d’un groupe religieux, et de liquider physiquement la population palestinienne non juive, comme l’exige la Bible, le livre saint dont elle tire sa justification et son inspiration (voir en exergue la citation de la Bible que rappellent fréquemment les tenants du Sionisme).

Le Sionisme, idéologie génocidaire

L’agression barbare, baptisée « Plomb Durci », précédée par un siège (qui, rappelons-le, dure depuis 2006) et qui s’est étendue du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, menée par l’armée juive d’Israël contre la population de Ghaza, composée à 85% de Palestiniens victimes des expulsions effectuées par les autorités juives d’Israël contre le peuple de Palestine entre 1948 et 2008, a prouvé, s’il le fallait encore, que l’objectif du sionisme n’est ni l’installation d’un Etat démocratique au Moyen-Orient, ni la mise en œuvre au moins par un Etat de cette région, des valeurs par lesquelles l’Occident veut se reconnaître, mais l’instauration d’un Etat au profit exclusif des adeptes d’une religion dont, selon eux, leur Livre Saint a donné la propriété sans partage de la terre de Palestine, et, par voie de conséquence, le droit des juifs d’éliminer par la violence sous toutes ses formes de tout adepte d’une autre religion que le judaïsme tel que ré-interprété par les tenants du sionisme pur et dur.

Le Sionisme, expression du fanatisme religieux juif

Le qualificatif de « juif » est utilisé à dessein car, officiellement, et aussi paradoxal que cela paraisse, l’adjectif « israélien » comme indiquant l’appartenance à un pays déterminé, n’est pas admis par les autorités juives d’Israël. On est « juif d’Israël », « Arabe d’Israël », « Druze d’Israël, » etc. mais pas « israélien » et comme les juifs vivant dans la Palestine historique gouvernent Israël à leur seul profit et ne s’en cachent pas, on ne peut mettre le blâme que sur eux pour l’opération génocidaire qu’ils ont menée contre Ghaza entre fin décembre 2008 et janvier 2009. Le caractère de génocide religieux est attesté par la directive se référant à la Bible, donnée par un officier supérieur israélien, membre de la hiérarchie militaire officielle d’Israël, le général grand rabbin de l’armée juive, aux soldats de cette armée d’invasion.

Une négociation à sens unique et la paix des cimetières ou de l’exil

Les dirigeants sionistes d’hier et d’aujourd’hui, qu’ils se parent du prix Nobel de la Paix ou non, ne cessent de répéter qu’ils veulent aboutir à la paix par la voie de négociations « sans conditions » avec les Palestiniens et les pays qui refusent le génocide du peuple palestinien, et par voie de conséquence, des relations « normales » avec un Etat fondé sur une idéologie génocidaire dont il n’a jamais fait un secret, idéologie en totale contradiction avec la Charte des Nations unies. Mais, dans le système international actuel, on n’en est pas à un paradoxe près ! Les mots « paix » et « négociations » sont des termes génériques qui, en eux-mêmes, ont un sens extrêmement vague.

La paix des cimetières est une forme de paix à laquelle peu de gens inspirent ; et la négociation où une des parties dicte ses conditions n’a rien d’une négociation, car il lui manque un élément indispensable, à savoir que les deux parties en confrontation acceptent l’existence mutuelle l’un de l’autre, reconnaissent que l’une et l’autre parties ont des revendications légitimes et raisonnables, et qu’elles sont disposées à les prendre en charge mutuellement pour arriver, en conclusion de leurs discussions, à une situation qui ne lèse pas leurs intérêts fondamentaux.

De toute évidence, comme Israël campe sur des positions idéologiques et religieuses qu’elle refuse de discuter, le terme « négociation » n’a pas d’autre sens que de forcer l’autre partie à accepter sa vision et à s’y conformer. Pour les autorités juives d’Israël, donc, « négociations sans conditions » veut évidemment dire négociations dont la seule condition serait que les Palestiniens, et les pays en cause acceptent le droit divin d’Israël au génocide du peuple palestinien et fassent leur la lecture que les sionistes donnent de la Bible ! Toute la dialectique du monde serait incapable de prouver qu’Israël a du terme « négociations » une signification autre que celle qu’elle lui donne en cohérence avec l’idéologie sioniste !

La reconnaissance internationale du droit légitime au génocide du peuple Palestinien : Seul objectif des négociations et de la paix selon Israël

Or, pour ce qui est d’Israël, toute paix qui n’aboutit pas à la reconnaissance par les Palestiniens — et des autres pays concernés — qu’ils n’ont aucun droit sur le territoire palestinien, est considérée comme un sacrilège, car ce serait une situation contraire aux enseignements de la Bible tels que les sionistes les interprètent. Le Premier ministre juif d’Israël, d’ailleurs approuvé par toute la classe politique des juifs d’Israël, de l’extrême droite à la gauche dite modérée, qui, comme de juste, détient traditionnellement le portefeuille de la guerre et de la colonisation dans les « gouvernements de coalition » juifs d’Israël, a, à maintes reprises, au cours de sa carrière politique, affirmé que la Bible est le livre foncier d’Israël, et que, par voie de conséquence, les concessions territoriales qui, de l’avis de tout un chacun constituent des éléments obligatoires de toute paix juste et durable, sont hors de question.

Il a même tenté de convaincre le gouvernement d’Israël dont il était ministre des Affaires étrangères (2002-2003) lors de l’invasion de l’Irak, (dont il s’était fait l’avocat comme membre du groupe « Projet pour un nouveau siècle américain », composé de sionistes américains extrémistes, comme Richard Perle, Paul Wolfowitz, Martin Peretz, William Kristol, Norman Podhoretz, Eliot Cohen, Aaron Friedberg, Charles Krauthammer et Léon Wieseltier), de profiter de la tension internationale pour expulser en masse les Palestiniens des territoires occupés par Israël depuis 1967, y compris de Ghaza. Il est difficile de croire que, depuis, il se serait lénifié et serait disposé à accepter l’idée de deux Etats. L’affaire de Jérusalem-Est prouve le contraire et elle doit être placée dans le contexte global de la mise en œuvre de l’idéologie sioniste, non selon ce que certains prétendent une simple erreur de calcul ou un accident de parcours irréfléchi.

On peut tout reprocher aux sionistes sauf la suite dans les idées. Et il faut dire que jusqu’à présent, ils ont réussi dans l’approche de « génocide à doses proportionnées aux circonstances » qu’ils ont adoptée depuis longtemps sans jamais perdre de vue leur objectif final, la liquidation totale du peuple palestinien.

La restauration de l’Israël biblique, du Nil à l’Euphrate

D’autre part, le ministre actuel des Affaires étrangères juif d’Israël a souligné que les frontières bibliques d’Israël doivent être acceptées par les pays riverains comme des frontières légitimes auxquelles cet Etat a un droit d’essence divine ; or, ces frontières impliquent l’annexion du Sinaï, l’occupation du sud du Liban à partir de la ville de Tyr, l’annexion de la Jordanie actuelle, l’annexion définitive du Golan et de la moitié sud de la Syrie actuelle, une partie de l’ouest de l’Irak et du nord de l’Arabie saoudite et tout le Koweït. Toute paix qui ne reconnaitrait pas ce territoire donné par Dieu aux juifs est considérée par les sionistes comme un simple armistice, une pause avant la continuation de la concrétisation du rêve sioniste, qui n’est que partiellement réalisé. Il est à souligner que, pour les sionistes, toute paix qui ne ferait pas d’Israël un Etat juif à 100% est considérée également comme imparfaite, le but final étant de vider l’Israël bibliquement définie, de toute population non juive.

Un état Palestinien, entreprise sacrilège pour les Sionistes

Donc, le type de paix que conçoivent les autorités juives d’Israël n’a rien à voir avec le type de paix juste qu’entretiennent non seulement les pays arabes, mais également les autres Etats de la communauté internationale. Les négociations, comme comprises par Israël, n’auront d’autre objectif que d’amener les Palestiniens à donner leur accord à la continuation de la mise en œuvre de ces objectifs, dont nulle autorité juive d’Israël ne fait secret. Les autorités sionistes, toutes tendances confondues, sont d’accord sur ces objectifs qui peuvent se résumer ainsi : donner le choix aux Palestiniens entre la valise et le cercueil, en leur laissant la liberté de choisir entre ces deux options. L’avantage des négociations, c’est qu’elles permettront à Israël de détenir un document officiel par lequel les victimes accepteraient d’être « génocidées », avec la bénédiction de la « communauté internationale « et des pays intéressés par la paix ».

Les négociations d’Oslo illustrent bien le malentendu qui continue à régner en ce qui concerne la définition des termes de « paix » et de « négociations ». Le contenu qu’Israël donné à ces deux termes ne recoupe pas, même partiellement, celui que leur donnent les Palestiniens, comme les pays arabes ou la communauté internationale dans son ensemble. Pour Israël, la paix veut dire la réalisation de l’objectif final tel qu’édicté par Dieu, c’est-à-dire la disparition physique de tout non juif de tout le territoire donné par Dieu aux juifs, et l’extension géographique d’Israël aux frontières bibliques. Pour les Palestiniens et la communauté internationale, il s’agit d’aboutir à une reconnaissance mutuelle des droits des juifs et du peuple de Palestine, et à la création d’un Etat palestinien indépendant, viable en termes sécuritaire et économique.

Le refus par le gouvernement Juif d’Israël de toute conférence internationale : Partie logique de l’idéologie sioniste

Les sionistes seraient sans doute disposés à accepter cette paix comme solution intermédiaire, mais leurs convictions religieuses les empêchent de la considérer comme définitive. Pour Israël, le problème palestinien est un problème non de droits mutuels à reconnaitre ou à restaurer, mais un problème intérieur qui doit être réglé en respect des prescriptions divines qui exigent la liquidation physique du peuple palestinien. La démarche israélienne constante et cohérente est de forcer la communauté internationale à accepter sa propre vision et ses propres convictions religieuses. Israël ne peut se plier aux règles et aux objectifs de la communauté internationale sans violer ses convictions religieuses.

Le refus par Israël de toute conférence internationale sur la question, son rejet de toutes les résolutions de l’ONU, — au moins 75 , mais tout le monde s’est arrêté de compter, tellement leur nombre est grand — destinées à forcer cet Etat à accepter les règles de jeu du système de relations politiques internationales, mais qui contredisent ses propres objectifs, entrent dans cette logique du rejet du maintien de l’internationalisation du problème palestinien, qui devient ainsi un problème de maintien par tous moyens de la sécurité intérieure au profit exclusif des juifs d’Israël. Il ne faut pas oublier que c’est cette fameuse communauté internationale qui a créé Israël, sans se soucier du point de vue des pays voisins ou même des Palestiniens. Et c’est à elle que revient l’obligation légale de mettre un terme à l’extrémisme sioniste ! Pour Israël, le problème palestinien est un problème intérieur qu’elle doit régler unilatéralement et sans ingérence extérieure, comme un simple problème de sécurité posé par une minorité « parasite » sans « existence communautaire » et droits historiques, mais qui continue à créer des troubles, non pour défendre son droit à l’existence, mais par simple inclinaison naturelle à la violence !

Selon les sionistes, les Palestiniens sont, par définition, tous des terroristes portés naturellement sur la violence qu’il s’agit de réprimer par tous les moyens et de faire disparaître, par toutes méthodes, de la terre que Dieu a « donnée » à Israël. A noter que jusqu’à présent, Israël n’a pas encore reconnu l’existence du peuple palestinien ; et le Premier ministre d’Israël continue à faire référence, non aux Palestiniens, mais aux « Arabes », même ceux des territoires administrés par les autorités de Palestine. En continuant à les dénommer « Arabes », ce Premier ministre leur refuse toute appartenance à la terre de Palestine, et ne fait que se conformer à la conception religieuse sioniste de l’appartenance de la terre palestinienne : Israël n’oublie pas que les qualificatifs créent un droit d’appartenance qui va à l’encontre de l’idéologie sioniste.

Des Valeurs propres à l’Antiquité remises à jour par des références morales au goût du jour !

Et les citations de la Bible comme de la Torah sont là pour justifier, suivant les sionistes, non seulement l’inexistence du peuple palestinien, mais également le droit exclusif et sans partage des juifs sur le territoire palestinien historique, comme, en conséquence de cette idéologie, leur droit d’éliminer, sans commettre de « crimes contre l’humanité, — car « Dieu est au-dessus des hommes, et ses commandements priment sur les leurs » — les Palestiniens du territoire divinement accordé par Dieu aux juifs exclusivement et sans partage !

A peine s’il est reconnu aux Palestiniens la qualité d’êtres humains ! Il faut bien, pour Israël, accepter parfois de reconnaître, même du bout des lèvres, que le monde a changé depuis ces deux mille dernières années et que les lois de l’Antiquité, que cet Etat met en pratique, ne peuvent pas être entièrement appliquées sans mise à jour du vocabulaire politique faisant foi en matière de moralité universelle ayant actuellement cours, c’est-à-dire sans référence aux valeurs « occidentales » auxquelles font appel à la moindre occasion les partisans les plus acharnés du sionisme et de son incarnation politique !

Israël partage-t-elle les valeurs de l’Occident ?

Ne dit-on pas que l’hypocrisie est l’hommage rendu par le vice à la vertu ? Israël en fait de même avec les valeurs occidentales dont elle veut bien reconnaître la supériorité par rapport aux valeurs datant de l’Antiquité qu’elle met en œuvre sur le territoire qu’elle occupe, mais pas plus. Apparemment, cette stratégie marche, car toute référence à la démocratie et aux valeurs occidentales entraîne immédiatement, dans certains milieux, la référence à Israël, dont pourtant, les politiques constituent le contraire de ce que les Etats démocratiques des pays occidentaux pratiquent :

- l’absence d’une Constitution claire qui définit la citoyenneté et établit l’existence de trois pouvoirs sans autres références idéologiques ou religieuses que la citoyenneté contre des Constitutions qui, même lorsqu’elles ne sont pas écrites, comme celle de la Grande- Bretagne, suivent une pratique qui va dans le sens de la construction de la Constitution autour de la notion de citoyenneté idéologiquement neutre ;
- refus de la citoyenneté ouverte à tous les habitants du pays et fondements de la démocratie rejetant toute discrimination faisant de certains des étrangers dans leur propre pays, contre acceptation de la citoyenneté appliquée à toute la population sans considération d’origine ethnique ou religieuse ;
- droits de l’homme définis et accordés sur la base de l’adhésion religieuse et de l’origine ethnique contre les droits de l’homme accordés à tous, abstraction faite des différences religieuses et ethniques ;
- discriminations politiques, sociales, économiques et culturelles contre les minorités contre protection des droits des minorités, y compris leur droit d’être différents ;
- refus de la diversité et tentative d’aboutir à une population ethniquement et religieusement uniforme contre acceptation et défense de la diversité ethnique et religieuse ;
- lois commerciales, pénales, civiles, droits de propriété appliquées de manière différentielle suivant l’origine religieuse, ethnique du couple comme du coupable contre les lois appliquées à tous de la même manière, sans considération d’origine ethnique ou de croyances religieuses, etc, etc.

Bref, si l’antimonde existait, Israël serait dans l’antimonde occidental et les pays arabes et musulmans, dans ce sens, bien que tout n’y soit pas parfait, sont plus respectueux et plus proches dans leur pratique politique, des valeurs occidentales qu’Israël. Peut-on comprendre comment certains « Occidentaux » de poids puissent affirmer, sans rougir de honte, que leurs pays partagent les mêmes valeurs avec Israël, alors que son idéologie et sa pratique refusent catégoriquement ces valeurs ? C’est un mystère de la myopie politique que l’on se doit d’essayer de percer !

Que l’on aille jusqu’au bout de cette affirmation et que l’on donne une liste de pays « occidentaux » où la discrimination en matière d’accès à la citoyenneté, de lieu de résidence, de lois pénales, de droit du port des armes, de droit au mariage, de droit à la libre circulation, d’aides aux communautés locales, etc. est effectuée, par loi, sur la base de critères ethniques et religieux, comme c’est le cas en Israël ! Quel est le pays « occidental » qui règle ses problèmes politiques intérieurs en érigeant des murailles de centaines de kilomètres de longueur et de huit mètres de haut ? Tenter d’expliquer l’inexplicable, exercice dans lequel certains, dans ces mêmes pays sont devenus maîtres, est un vain effort.

Ou les « valeurs occidentales » ont une valeur, et alors, il faut les appliquer en toutes circonstances. Ou il s’agit simplement d’outils de propagande, d’armes que l’on utilise à dessein contre certains, et pas à d’autres, et alors, ce ne sont plus des valeurs, mais de simples produits d’usage courant, qui ont un prix en fonction de la demande qui en est faite suivant les circonstances, mais pas de valeurs !

L’Islamophobie comme stratégie de défense sioniste

Rien ne vaut la stratégie de l’insulte et de la calomnie quand on défend la mauvaise cause. L’islamophobie constitue le chemin pris par les sionistes pour détourner l’attention de l’opinion publique internationale loin du système politique anachronique et fanatique mis en place en Israël. La bonne défense est toujours de dire qu’il y a pire criminel que soi-même. C’est seulement un des multiples instruments utilisés par les sionistes et leurs alliés en propagande et en idéologie de tout bord, pour à la fois cacher et justifier la nature génocidaire de cette idéologie religieuse extrémiste qu’est le sionisme.

Toute une industrie artisanale, mais néanmoins dangereuse, dont la thématique est connue, s’est mise en place au fil des années et semble avoir porté ses fruits empoisonnés dans le cas de la Suisse et d’autres pays, où l’instrumentation des valeurs occidentales joue à plein : dans les uns, on insulte l’Islam à coups de caricatures inflammatoires au nom de la liberté d’expression ; dans les autres, on empêche les lieux de culte musulmans au nom de la liberté de la religion ! Beaux exemples d’usage des « valeurs occidentales » pour attiser la haine contre l’Islam ! A observer cette montée de la haine, on ne peut que penser à la période de l’entre-deux Guerres mondiales où la xénophobie était une pratique politique courante, dont les conséquences terribles sont connues, mais dont, apparemment, les leçons n’ont pas été totalement tirées par les pays qui en ont été à la fois les sources et les victimes !

L’islamophobie, qui prend des proportions dangereuses actuellement à travers tous les pays pourtant supposés « laïcs », vise à faire croire que les revendications légitimes du peuple palestinien entrent dans le cadre du fameux « choc des civilisations » inventé par Samuel Huntington, un chercheur qui n’a jamais caché ses convictions sionistes profondes, et à justifier la politique de liquidation physique qu’Israël mène contre les Palestiniens.

Il suffit de se référer à la thématique des journées d’étude de l’université Herzliyya, en Israël, pour que les doutes disparaissent quant à la nature et aux sources de l’islamophobie qui, pour semer et entretenir la haine contre l’Islam, se cache derrière des principes aussi nobles que la démocratie, la liberté d’expression, la liberté des cultes. Il est à constater, avec grande stupéfaction, qu’une femme politique française d’origine arabo-berbère, s’est prêtée, dans cette université, foyer de l’idéologie de haine raciale et religieuse qu’est le sionisme, à une séance d’auto flagellation antimusulmane et anti arabe pour sauver sa carrière politique dans son pays de naissance ! Et pourtant, elle ne devait pas ignorer que, du fait de ses origines raciales et de sa culture familiale, elle représente l’incarnation de ce que le sionisme considère comme l’ennemi absolu qu’il s’agit de détruire à la fois physiquement et moralement. L’idéologie de haine religieuse qui a animé l’Inquisition catholique contre toutes les minorités religieuses pendant des siècles en Europe apparaît comme le summum de l’humanisme face au sionisme, car, dans le premier cas on pouvait échapper aux supplices en reconnaissant « la vraie religion », tandis que dans le second cas, même la conversion de l’ennemi religieux pour échapper aux tortures et à l’annihilation, lui est interdite !

En Israël, les seuls droits de l’homme reconnus sont les droits des Juifs

S’il y a un point sur lequel les autorités juives d’Israël ne laissent planer aucun doute, c’est que seuls les droits des juifs en Israël sont considérés comme des droits légitimes. Seuls les juifs ont droit à la liberté d’expression sans limite, à la liberté de circulation et de travail, au droit de propriété, au droit à l’éducation, au droit de vivre en paix, au droit de ne pas être arrêtés et emprisonnés sans justifications, au droit de créer des partis politiques, au droit à une justice indépendante, etc. La population palestinienne, qu’elle soit sur le territoire attribué à Israël en 1948, ou dans les territoires occupés, où elle est régie par les autorités militaires juives d’Israël, n’a aucun droit dans le sens défini et reconnu par les pays les plus avancés, et plus simplement aucun droit humain, si ce n’est le droit de ne pas réclamer de droits et le droit de se soumettre passivement à l’arbitraire des autorités juives d’Israël.

En comparaison avec Israël, les pays arabes exemplaires du respect des droits de l’homme et de la femme !

On critique souvent les pays arabes pour les mauvais traitements infligés à leurs citoyens ou leurs administrés, et plus particulièrement aux femmes, mais en comparaison du traitement infligé quotidiennement aux Palestiniens par les autorités juives d’Israël, tous ces pays, si justifiées que soient les critiques qui leur sont adressées, peuvent être considérés comme des paradis des droits de l’homme. Aucun d’entre eux ne traite ses populations, même les plus démunies, avec la cruauté, si ce n’est la férocité infligée par les autorités juives d’Israël à la population palestinienne, toutes conditions et tous sexes confondus.

Les femmes palestiniennes ne bénéficient d’aucun privilège par rapport à leurs frères du sexe masculin ; elles sont emprisonnées, violées, interdites de circulation, expulsées de leurs maisons avec leurs enfants, torturées au même titre que les hommes et les enfants palestiniens. Pour les Palestiniens, Israël est un vaste goulag, où même des routes et des villes entières sont exclusivement réservées aux juifs et juives d’Israël, où le nombre de barrages de police ou de l’armée empêchant leur liberté de circulation est de loin supérieur au nombre de barrages installés par les autorités coloniales au temps de la guerre de libération nationale algérienne sur le vaste territoire de notre pays !

Chaque minute de la vie des hommes, femmes et enfants palestiniens, est une minute de violences, d’humiliations et de frustrations qui feraient de l’Afghanistan, alors qu’il était sous contrôle taliban, un paradis sur terre ! Les autorités juives d’Israël ne font pas un secret de cette politique qualifiée d’apartheid par l’ex- président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Ces autorités n’ont jamais caché le fait que l’objectif visé par ces mesures, contraires même à la définition la plus restreinte des droits de l’homme, est de forcer les Palestiniens à quitter le territoire sur lequel ils vivent.

Même la famine est utilisée comme arme de répression contre les Palestiniens

Voici ce que rapporte David Morrison (23 juin 2008 www.david-morrison.org.uk) commentant un document de l’Union européenne qui détaille tous les actes de discrimination et de répression commis par Israël contre les Palestiniens, qu’ils vivent à Ghaza, dans les territoires illégalement occupés et colonisés, ou sur le territoire d’Israël reconnu par les Nations unies en 1948, publié en 2007, soit avant l’agression de fin 2008 dont ce territoire a été l’objet, les Nations unies, l’Union européenne et l’Irlande considèrent de manière ferme qu’en étranglant économiquement Ghaza, Israël a violé les lois humanitaires internationales, et ce n’est pas comme si cet étranglement économique de Ghaza était une erreur momentanée d’un pays qui aurait une histoire sans taches dans le domaine du respect des droits de l’homme.

Au contraire, la punition collective imposée au peuple palestinien de Ghaza est une politique délibérée et affirmée du gouvernement israélien qui a été en vigueur de manière plus ou moins étendue depuis des années. De manière connue de tous, quand Israël a imposé la limitation des importations commerciales de produits alimentaires à Ghaza, un conseiller de haut rang au sein du gouvernement d’Israël, Don Weisglasss, a expliqué que « l’idée est de mettre les Palestiniens au régime, non de les faire mourir de faim ! »

Le droit à la sécurité suivant Israël = le droit au génocide du peuple palestinien ?

L’ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël, actuellement objet d’une poursuite judiciaire auprès d’un tribunal anglais, pour crimes contre l’humanité, a très bien exprimé cette politique, non seulement en proposant officiellement l’expulsion d’un million cinq cent mille Palestiniens de « 1948 », mais également en ajoutant le commentaire suivant : « Les Palestiniens doivent comprendre qu’ils n’auront aucune vie ici et qu’ils ont intérêt à partir. » Les considérations de sécurité que les autorités juives d’Israël avancent ne sont donc que des prétextes destinés à cacher la vraie raison, qui est d’épurer le territoire, — donné par Dieu aux juifs — de tout groupe considéré comme non-juif.

Face à ce refus délibéré des autorités juives d’Israël de se conformer aux normes internationalement acceptées de définition des droits de l’homme, position qui aurait dû mettre cet Etat au ban de la communauté internationale depuis belle lurette, les prétentions à donner des leçons sur les droits de l’homme apparaissent comme des écrans de fumée cachant des desseins de politique étrangère n’ayant rien à voir avec la défense des principes de respect de la personne humaine ; ces critiques sont adressées exclusivement aux pays qui refusent de montrer « patte blanche » et de se plier aux desseins avoués comme aux desseins secrets des pays distributeurs de leçons sur les droits de l’homme !

Éliminer les Palestiniens sous couvert de tout prétexte : ligne politique proclamée d’Israël

L’attaque barbare contre la population de Ghaza par l’armée juive d’Israël, et où des armes interdites, y compris des munitions radioactives ont été généreusement utilisées contre des populations civiles désarmées, a été présentée comme la conséquence d’une série de faits divers, marqués par le lancement de roquettes et d’obus de mortier sur le territoire, dont les Palestiniens vivant à Ghaza ont été expulsés dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique menée en application de l’idéologie sioniste résumée ainsi : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Nombre ont été les commentateurs qui sont allés dans ce sens, y compris parmi ceux qui n’ignorent rien de l’idéologie sioniste.

Pourtant, les déclarations cohérentes faites, avant et après l’agression, par les autorités juives d’Israël, n’ont fait aucun secret de la nature génocidaire de leur action, en totale symbiose avec l’idéologie sioniste : tuer les Palestiniens ou leur rendre la vie impossible, toutes localisations confondues, pour qu’ils quittent de leur propre gré le territoire considéré comme bibliquement réservé exclusivement aux juifs. Le général grand rabbin d’Israël a confirmé le caractère religieux de cette opération d’annihilation physique, ne faisant que répéter la politique déclarée des autres autorités juives d’Israël.

Ghaza et Haïti

On a vu la solidarité internationale se manifester, à juste titre, et on ne peut que s’en féliciter, à l’occasion de la catastrophe naturelle dont a été frappée Haïti. Cette catastrophe, si violente qu’elle ait été, a fait, en termes relatifs comme en termes absolus, moins de sans-abris que l’attaque des forces armées juives d’Israël contre Ghaza, dont 90% de la population a perdu son logis. Avec son cynisme habituel, Israël a exploité le drame du peuple haïtien frappé par une catastrophe naturelle imprévisible et aveugle, et a volé au secours de la population haïtienne sous les caméras bienveillantes et toutes en pamoison devant les exploits de son équipe de sauvetage, des médias internationaux — prompts à reporter chacune de ses « bonnes actions », mais toutes aussi promptes à censurer tout ce qui peut porter atteinte à la réputation d’Israël, pays censé refléter les « valeurs occidentales » dans ce qu’elles ont de plus parfait.

Ces mêmes médias se cachent délibérément la face devant les actes barbares de l’armée juive d’Israël, qui a détruit à Ghaza, non seulement les lieux d’habitation, mais également les mosquées, les hôpitaux, les écoles, les établissements d’éducation sous toutes leurs formes et leurs niveaux de manière générale, les unités de concassage, les unités de mixage du ciment, les ponts, les routes, les serres de cultures, les champs, les vergers, etc., d’une manière systématique visant à rendre impossible la reconstruction, et maintient depuis quatre ans le siège de près de deux millions d’êtres humains ! Israël impose, sous les yeux indifférents des puissants de ce monde qui, pourtant, se proclament grands maîtres de la nouvelle religion des « droits de l’homme », et depuis plus de quatre ans, un blocus sans faille contre les Palestiniens, et a été jusqu’à classer le ciment comme importation militaire ! C’est la première fois dans les annales douanières internationales qu’un des éléments indispensables à la construction est classé comme matériel militaire !

Il faut souligner, s’il le fallait encore, que, face à la souffrance du peuple palestinien, déjà objet de l’injustice de l’expulsion de son territoire par la violence, la passivité de la communauté internationale, si prompte à s’émouvoir pour les victimes d’une catastrophe naturelle, a été quelque peu passive, si ce n’est complice de la politique génocidaire délibérée menée contre Ghaza. L’expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est entre dans la même logique que l’opération dite « Plomb Durci » de destruction militaire de l’enclave. La politique est la même ; la méthode change ; mais l’objectif est tout tracé par les écrits bibliques auxquels se réfèrent les autorités juives d’Israël, car l’objectif clairement affiché par Israël ne souffre pas d’ambiguïté.

Ce n’est pas ce qu’on peut dire de l’attitude des pays, toutes croyances religieuses, toutes ethnies et tout système politique, confondus, vis-à-vis de la volonté génocidaire d’Israël actuellement mise en œuvre contre le peuple de Palestine, de manière clairement incontestable, à Ghaza, comme à Jérusalem-Est, même si c’est sous une forme aussi brutale, mais moins sanglante !

Accélérer le génocide du peuple palestinien pour amener la Paix ?

On trouve même des analystes qui justifient ces souffrances par la nécessité d’aboutir rapidement à l’unification des rangs palestiniens, certes digne d’être soutenue. Il est facile de voir, en toute logique, la liaison entre, d’un côté, le blocus de Ghaza et l’interdiction aux Palestiniens y vivant de reconstruire leurs logis et leurs vies, comme la décision d’expulser les habitants originaux de la ville de Jérusalem-Est, et de l’autre, et l’objectif sioniste ultime. Mais il est difficile, sinon impossible, de voir la liaison entre ces deux événements, d’un côté, et de l’autre, non seulement la nécessité d’unifier les rangs des Palestiniens, mais également avec l’aspiration à la paix dans la dignité à laquelle rêvent légitimement les Palestiniens comme les autres Etats concernés. Il est à remarquer que la politique sioniste à l’égard du peuple palestinien ne changera pas d’un iota, que la direction palestinienne soit unie ou non. La preuve en a été donnée depuis longtemps, alors même qu’il y avait une organisation politique prépondérante.

La logique sioniste est une logique génocidaire que les autorités juives d’Israël poursuivront, que les Palestiniens soient soumis à une seule direction, ou confrontent en rangs dispersés les violences qui sont faites contre eux. Nul Etat concerné et intéressé par une paix juste dans la région ne peut se prévaloir de cette situation malheureuse des choses pour justifier sa passivité vis-à-vis de la présente phase du génocide du peuple palestinien.

Ce sont la sécurité et l’existence du peuple palestinien qui sont menacées !

La pression de la communauté internationale, tous Etats confondus, doit se porter non sur les Palestiniens mais sur Israël pour qu’elle renonce à son rêve d’un Etat nettoyé de tout autre population que celle professant la religion juive, qu’elle laisse tomber son projet de Grand Israël, qu’elle abandonne son caractère théocratique et adopte les normes internationales modernes de gouvernance ; en bref, qu’elle se transforme d’un Etat rabbinique en un Etat démocratique au sens du terme accepté par les Etats avancés qui s’en réclament. Est-ce trop demander à un Etat que beaucoup présentent comme un modèle reflétant les valeurs modernes ?

En conclusion

- Les mécanismes de la démocratie moderne ne peuvent pas servir de couverture au sionisme, une idéologie qui ne cache pas ses visées à la fois génocidaires et expansionnistes et constitue une menace, comme une insulte constante, contre la loi et l’ordre international, dont elle fait une moquerie ;

- Le génocide comme le militarisme expansionniste ne peuvent se justifier par la loi de la majorité, surtout si cette majorité a été créée par la répression massive, brutale, barbare et délibérée de la population originale du pays en cause ;

- Les valeurs démocratiques et les droits de l’homme, que l’Occident veut incarner, ne sont-ils que des armes de guerre que l’on utilise exclusivement contre les ennemis déclarés, quelle que soit la source de l’inimitié ? ;

- Tel pourrait apparaître le cas. Israël est la pierre de touche contre laquelle est et sera établie la crédibilité de ces appels au respect des règles de droits et de moralité internationale — dont les pays les plus importants sont les hérauts, et se veulent les défenseurs sans concession, et auxquelles aucun membre de la communauté international, sans exception, ne devrait échapper ;

- Car une seule exception les transformerait en simples prétextes pour justifier des interventions qui n’ont rien à voir avec le besoin pour cette communauté d’accepter un minimum de critères de bonne conduite qui distinguent les Etats normaux des Etats « voyous » à bannir du concert des nations et à exclure des bienfaits de relations internationales fondées sur des principes acceptés par tous, parce que dans l’intérêt de tous ;

- La décision délibérée du gouvernement juif d’Israël d’expulser la population palestinienne de Jérusalem-Est n’est qu’une étape dans la politique de purification ethnique et religieuse qui constitue le fondement de l’idéologie sioniste ;

- Cette décision, aussi brutale, mais moins sanglante certes, que l’agression sauvage dont Ghaza a été la victime — et qui continue à être sous état de siège, plus longtemps que le siège de Leningrad par les nazis —, entre dans la même logique d’épuration ethnique menée par Israël depuis ces soixante-deux dernières années ;

- Cette décision, même si elle recourt à des méthodes moins violentes et se pare même des oripeaux du système judiciaire d’Israël, qui donne un semblant de légalité à des actes de génocide, s’explique dans la même perspective que l’opération « Plomb Durci » ;

- Il serait vain de considérer que les tenants du sionisme soient disposés à accepter de faire de leur idéologie un objet de négociation, car ce serait la seule voie pouvant mener à une paix véritable. Sans renonciation au sionisme, Israël ne saurait être un partenaire de paix, car cette idéologie a une cohérence qui refuse non seulement l’idée de l’évacuation des territoires occupés, mais également l’idée de deux Etats vivant côte à côte en paix !

Par Mourad Benachenhou

Source : http://www.elwatan.com

Tags : Palestine paix
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