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 La CNR privée de son conseil d’administration : 800 000 pensions de retraites à moins de 3500 DA.

6/5/2010

La CNR privée de son conseil d’administration : 800 000 pensions de retraites à moins de 3500 DA.

La Caisse nationale de retraites (CNR) fonctionne sans conseil d’administration depuis maintenant 8 mois, en dépit d’un arrêté qui date du 15 juillet 2009 portant renouvellement du mandat du conseil d’administration.

Cette situation a pénalisé des milliers de retraités, privés de la revalorisation de l’année 2010 et exclus des augmentations issues de la mise à jour des conventions de branches négociées entre l’Ugta, le ministère du Travail et le patronat public et privé. Les pensionnés, réunis sous la coupe de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR), exigent d’activer l’installation du conseil d’administration de la CNR pour lui permettre d’accomplir sa mission réglementaire et solutionner les problèmes en suspens. Première urgence : « L’octroi d’une revalorisation pour l’année 2010 dont le taux ne peut être inférieur à 10% pour les pensions de retraite liquidées avant le 31 juillet 1996 et à 6% pour les pensions liquidées après le 1er août 1996. »

C’est le ministère du Travail qui tait la réclamation des retraités. C’est le ministère de tutelle qui persiste aussi à ne pas appliquer l’actualisation des pensions liquidées entre 1984 et 1996. Les retraités entendent durcir le ton si leurs propositions ne sont pas prises en charge. Sur les 12% de revalorisation revendiqués à cor et à cri par la corporation des retraités, le ministère du Travail n’a validé que 5% (soit une valeur allant de 50 à 300 DA), laissant des milliers de retraités se battre contre la dégradation du pouvoir d’achat combinée à une inflation officielle fixée à près de 6%.

Des milliers de retraités qui ont cotisé moins de 15 années ne perçoivent qu’une insignifiante pension de 3500 DA, alors que des milliers d’autres, insérés dans la catégorie des retraites proportionnelles, n’atteignent pas encore 10 000 DA. Les retraités demandent « le relèvement des montants des faibles pensions de retraite proportionnelle pour les aligner à 10 000 DA ». La loi de finances complémentaire 2006 avait pourtant prévu une majoration destinée à redresser le régime des faibles pensions et les porter à 10 000 DA, laquelle disposition n’est toujours pas appliquée. Ainsi, malgré le nouveau plafond du Snmg fixé à 15 000 DA lors de la 13e tripartite de décembre 2009, des retraités continuent à percevoir des pensions inférieures à 10 000 DA, voire à 5000 DA. Ils sont de l’ordre de 800 000 retraités qui perçoivent 75% du salaire national minimum garanti.

D’ailleurs, rencontrés dans les locaux de leur fédération, les retraités exigent « le relèvement du montant minimum des pensions qui est de 75% du Snmg pour le porter au montant du Snmg ». Ils revendiquent également le relèvement du montant minimum de l’allocation de retraite de 3500 DA dont bénéficient actuellement la catégorie des travailleurs dont le nombre d’années cotisées est inférieur à 15 ans, à un montant minimum de 5000 DA représentant 30% du Snmg. Le problème concernant l’application de l’Impôt sur le revenu global (IRG) à quelque 20 000 retraités dont les pensions dépassent les 20 000 DA traîne toujours comme.

Les retraités percevant des pensions de 19 000 DA à 20 000 DA perdront au change au lieu de gagner car les pensions sont imposables et soumises à l’IRG. Car en appliquant la revalorisation de 5% sur ces retraites dont le montant oscille entre 19 000 et 20 000 DA, les pensionnés dépassent le seuil des 20 000 DA qui les condamne à verser l’IRG. Leurs pensions chutent alors à moins du montant brut, revalorisation non comprise. Les retraités n’ont pas cessé de saisir le ministère du Travail et celui des Finances pour que cette catégorie soit exonérée d’IRG. Ces réclamations ont heurté de front l’obstination des autorités en charge de cette question. De plus, le comble est que l’institution chargée des retraites, la CNR en l’occurrence, est privée de son conseil d’administration depuis 8 mois faute d’une décision du ministre de Travail.

 Par A. T.

Source : http://www.elwatan.com

 

 

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