Les mises en garde de Hocine Aït Ahmed sur la surenchère régionaliste : « Des apprentis sorciers mettent en péril l’unité du pays » » terres d'islam | Bloguez.com

 Les mises en garde de Hocine Aït Ahmed sur la surenchère régionaliste : « Des apprentis sorciers mettent en péril l’unité du pays »

24/6/2010

 

Les mises en garde de Hocine Aït Ahmed sur la surenchère régionaliste : « Des apprentis sorciers mettent en péril l’unité du pays »

Les apprentis sorciers qui se livrent à des surenchères oscillent tous entre le délire individuel et la dérive collective. » La petite phrase de Hocine Aït Ahmed s’adresse aussi bien à Ferhat Mehenni, qui se désigne « président du gouvernement provisoire kabyle », qu’au pouvoir algérien.

Dans une lettre rendue publique hier lors du conseil national du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed décoche une flèche particulièrement assassine au président du Mouvement d’autonomie de la Kabylie (MAK). « D’aucuns essayent de se mobiliser sur des thèmes à caractère religieux, régionalistes et même ethniques », dit-il, en mettant sur un pied d’égalité ceux qui poussent à une « surenchère régionaliste » en Kabylie et ceux qui « instrumentalisent » l’extrémisme armé à « des fins politiques au Sahel ». « Ni pureté religieuse, ni pureté ethnique et ni pureté idéologique ne peuvent constituer un projet politique viable », tranche-t-il.

« Ces menées aventureuses, ces politiques de hasard procèdent d’une même approche stratégique qui met en péril l’unité et la cohésion du pays », diagnostique Aït Ahmed, en faisant remarquer qu’un éclatement serait parfaitement conforme au « remodelage des Etats », pensé et voulu par les puissants ; d’autant, pense Hocine Aït Ahmed, que l’Etat est « fragilisé » et le pouvoir « illégitime ». Les piques envoyées aux tenants du régime ne manquent pas d’âpreté. « Les pouvoirs illégitimes, même s’ils auraient des velléités de résistance à ce mouvement sont incapables de faire face ; ils n’ont d’autre choix que de se soumettre et de soumettre leur société par la violence », souligne le président du FFS. Usant du sens de la formule qu’on lui connaît, Hocine Aït Ahmed se montre tour à tour mordant – « Depuis l’indépendance, nous faisons face au même régime qui mène les mêmes politiques » –, amer – « Depuis le coup d’Etat de janvier 1992, l’histoire balbutie en Algérie. Le pays est malade du vide politique voulu et organisé et de l’absence de gouvernants légitimes. C’est le facteur principal d’instabilité dans le pays » – et tranchant – « Certains ont choisi délibérément la vacance de la démocratie dans le pays. » Le président du FFS peut aussi se montrer allusif, laissant penser à ses auditeurs qu’il attaque le frère-ennemi, le RCD : « Il n’appartient pas à un homme ou à un parti politique conséquent de réaliser les fantasmes qu’ils soient individuels ou collectifs. » Rassembleur, il rappelle que les Algériens ont mené une guerre de libération « exemplaire » qui a marqué l’histoire des peuples colonisés.

« Rejeter les conservatismes au sein du parti »

« Si les femmes et les hommes de notre pays, écrit Aït Ahmed, ont refusé l’abdication et la soumission devant une des plus grandes puissances coloniales, non seulement sur toute l’étendue du territoire mais aussi en France, c’est qu’ils formaient un peuple uni et solidaire. » Il revient enfin, égal à lui-même, invitant au débat et à la réflexion. « Nous avons besoin de débattre en toute liberté de nos problèmes, de rejeter tous les conservatismes, y compris ceux qui ont cours dans notre parti. Nous devons privilégier l’analyse politique et rigoureuse des faits pour échapper à l’intoxication de l’espace public. C’est le seul moyen de respirer, en phase avec notre société, c’est le moyen d’empêcher que les uns et les autres décident de nos têtes au-dessus de nos têtes », souligne-t-il. De sa retraite genevoise, Hocine Aït Ahmed, 84 ans, réfléchit aux conséquences de la politique exercée actuellement sur les années à venir.

« Demain sera la conséquence et les résultats de nos actes d’aujourd’hui », prédit-il. Et d’ajouter : « Nous voulons nous montrer dignes de ceux qui nous ont précédés et des générations futures. Notre parti s’inscrit dans la continuité historique du mouvement national et constitue un maillon important, un relais dans la chaîne des luttes d’émancipation menées par les Algériens. » Le président du FFS estime que la survie des Algériens à ce siècle tient au « miracle ». Tout en se disant conscient des « meurtrissures », des « blessures » et des « doutes » du peuple algérien, il enjoint aux militants du Front des forces socialistes à plancher sur « la fermeture brutale de l’espace public », « la fiabilité des statistiques », « le bilan économique », « les voies légales et pacifiques vers la démocratie » ainsi que « les inégalités et les injustices ». Le président du FFS conclut en annonçant la désignation d’une commission d’organisation de la Conférence d’évaluation du parti qui, précise-t-il, « travaille en toute liberté et indépendance, notamment vis-à-vis des instances du parti ».

Source : http://www.elwatan.com

Par Amel Blidi

Avis des lecteurs :

Les cyniques et les naïfs ont crée cette nouvelle espèce de combattants sans aucune légitimité (...). Les prêcheurs sans fidèles, squatteurs du paysage politique, doivent s’approfondir intellectuellement pour s’inscrire dans certaines philosophies comme la théorie de représentativité du philosophe anglais Thomas Forbes (...). Les habitués aux jeux des coulisses dans ce complexe jeu d’alliance, méconnaissant la psychologie Algérienne et les réalités se trompent de registre car le chemin des voyous n’est pas celui de la liberté (...). L’impéritie, le découragement, l’irresponsabilité des uns et l’autosatisfaction des autres planent sur la société Algérienne malheureusement éthérée. Le peuple Algérien ne doit plus croire au mensonge du démon vivant dans le terreau qui a favorisé l’émergence radicale. Faut-il désespérer ? Non. On doit faire de la politique autrement, en dehors des traditions politiques qui altèrent le paramètre classique de notre modèle républicain. Face à l’incurie, l’incapacité de proposer, l’inquiétude sur les problèmes sociaux et économiques. Tout doit être axé sur l’idéal : un patriote veut l’amélioration de notre société. Il doit prendre conscience que c’est avec la stabilité qu’on pourra reformer le pays qui connait un mécontentement social et une crise économique sans précédent (...) . Il y a une forme d’impuissance du politique pour évoquer les vrais raisons de leur entêtement. Il est regrettable qu’on ne pense pas aux Algériens et Algériennes quand on s’exprime. Le modèle républicain se construit dans la durée avec une Nation unitaire et indivisible en combinant les thèmes de Platon et la philosophie des lumières. Les lumières sont un changement intellectuel qui se répand dans tous les pays européens et outre atlantique, il tend essentiellement à émanciper la raison humaine de la superstition et à utiliser la raison en vue de réforme sociale et politique. Tous les penseurs des lumières partagent la croyance dans le progrès. Le monde est entrain de changer à la porte de notre société. Comment dans notre société déstructurée, en plein désordre, ou se mêlent l’incompréhension, le mensonge, la lâcheté doit on trouver des solutions. Regarder et en tirer des leçons sans jamais oublier d’ou on vient si on veut savoir ou aller, se donner des objectifs réalisables en tenant compte d’une part que l’égoïsme n’a jamais réussi à faire une civilisation, et d’autre part de la critique prophétique de l’anarchiste Russe Bakounine (…). Avoir de l’influence pour changer les choses avec une gouvernance différente en étant attentif au bien être des Algériennes et des Algériens (...). Adam Smith, le père de l’économie politique classique, en opposition avec certaines versions extrêmes de l’individualisme, insiste sur les conditions institutionnelles nécessaires pour que l’ensemble de la société bénéficie du progrès économique tant sur le plan moral que politique et matériel (...). La mère de toute injustice est cette amateurisme politique qui ne répond pas, à la fois aux intérêts de chaque citoyen et aux impératifs du développement du pays. Cet amateurisme me permet d’émettre des réserves sur les compétences de ces professionnels de l’aventure, ces météorites de la politique qui gravitent, encombrent et polluent l’espace politique (...). On doit se dire les vérités : La société Algérienne met trop de temps à dépasser sa propre vision traditionnelle, cette politique totalitaire sous illusion démocratique alors que le monde bouge, avance, se bouleverse, se réinvente (...). C’est autour d’une nouvelle force politique, composée de plusieurs membres dans un seul corps, habitée par l’engagement qu’on doit toujours être dans l’anticipation : s’opposer à la démagogie, c’est la plus grande des responsabilités ; c’est dans ce sens que les acteurs politiques et le peuple doivent être vigilant pour éviter toute manipulation (...). En termes d’analyse et de projection, on doit agir ensemble avec confiance mutuelle. Afin d’assumer une participation réelle de tous aux décisions qui les concernent, il sera procédé à une décentralisation, cela suppose que soit renforcée la responsabilité des collectivités territoriales par le transfert de moyens importants d’études, de décisions, de gestion et de financement, de l’Etat vers les collectivités locales. Une politique d’aménagement du territoire ne peut réussir qu’avec la décentralisation (…). Fraternellement lhadi

Tags : Algerie
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