Palestine : pour une paix durable » terres d'islam | Bloguez.com

 Palestine : pour une paix durable

25/6/2010

 

Paix en PalestinePalestine : pour une paix durable

La paix au Proche Orient, tout le monde en parle, tout le monde la veut. Mais il s'agit de vouloir et d'œuvrer pour une paix juste, globale et durable, une paix qui profite aux deux parties en présence, la juive et la palestinienne. Mais pour que la paix soit permanente en Palestine, une autre mesure en est seule capable qui doit être prise à moyen terme... Cette autre mesure du moyen terme ne consiste nullement à mettre fin à la présence juive en Palestine, cette terre sacrée pour eux comme pour les chrétiens et pour les musulmans. Elle consiste à confier la garde de cette terre aux musulmans et de permettre aux chrétiens et aux juifs (et aux autres) de s'y installer de d'y vivre leur culte.

Jean Lartéguy écrit :

"J.P. Alem, qui sous ce pseudonyme cache un des meilleurs spécialistes de la région, rappelle (...) :
"La Palestine est une terre sainte à la fois pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Dans le monde entier, des millions de chrétiens et de musulmans portent à la Palestine, en matière religieuse, le même intérêt que les juifs. La situation est à cet égard, en Palestine, délicate et difficile.

Avec les meilleures intentions du monde, on peut se demander si les juifs sont susceptibles d'apparaître aux chrétiens et aux musulmans comme les gardiens souhaitables des places saintes ou de la Terre sainte en général. Il y a à cela une raison : les lieux les plus sacrés pour les chrétiens – ceux qui sont liés à la vie de Jésus – qui sont également sacrés pour les musulmans, ne sont pas seulement pour les juifs des lieux profanes mais encore des lieux d'exécration. Dans ces conditions, il est simplement impossible, pour les musulmans comme pour les chrétiens, que ces lieux soient entre les mains juives ou sous la garde des juifs.

En fait, les musulmans, parce qu'ils vénèrent les Lieux saints des trois religions, en ont été tout naturellement des gardiens beaucoup plus satisfaisants que n'auraient pu l'être les juifs. ce qui donne à penser que les partisans du programme sioniste extrême n'ont pas pleinement compris le sens précis d'une occupation complètement juive de la Palestine. Car un tel événement intensifierait, avec une fatale certitude, les sentiments antijuifs, non seulement en Palestine, mais dans toutes les parties du monde où la Palestine est considérée comme une Terre sainte."
(cité dans Mourir pour Jérusalem, André Lartéguy, pp. 373-374)

Confier la garde de la Palestine aux musulmans, c'est donc également éviter le développement de l'antisémitisme. Ceci car l'islam est opposé à l'antisémitisme (d'ailleurs, pendant que les pogroms et la reconquista faisaient rage en Europe médiévale, les juifs ont toujours su trouver asile en terre musulmane).
Or, le développement des actes que l'on connaît aujourd'hui en Palestine risque, comme l'a très bien perçu J. P. Alem, d'amener, bien malheureusement mais hélas par réaction, le développement de l'antisémitisme dans de nombreux lieux du monde, non seulement là où vivent des musulmans mais aussi là où vivent des chrétiens. Les juifs y seront à moyen terme eux-mêmes perdants, bien qu'ils ne s'en rendent pas compte aujourd'hui.

A l'opposé, l'autre solution, qui consiste à confier la garde de toute la Palestine aux musulmans, ne reviendra pas à développer l'antisémitisme mais au contraire à permettre aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans de vivre en Palestine en cohabitation pacifique. Comme le demandent aux musulmans leurs propres sources (le Coran et les Hadîths), les lieux saints des autres religions doivent être protégés, et la liberté pour les juifs et pour les chrétiens de pratiquer leur culte doivent être garantis.

Les musulmans ont d'ailleurs dans ce domaine, dans leur mémoire collective, en plus des textes de leurs sources, l'exemple concret et chevaleresque de Saladin. Car si ce dernier avait clairement déclaré refuser d'abandonner Jérusalem, cela ne signifiait pas qu'il en ait interdit l'accès à ceux qui n'étaient pas musulmans et qui voulaient y pratiquer leur culte. Au contraire, bien que les Francs n'aient pas eu, lors de leur occupation de la région et lors de leur conquête de Jérusalem, presqu'un siècle plus tôt, en juillet 1099, un comportement chevaleresque (lire à ce sujet Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf, pp. 8-9, 69 et 53-56 entre autres), Saladin, pendant et après sa reconquête de Jérusalem en octobre 1187, montra ce qu'était la grandeur d'âme des musulmans. Amin Maalouf relate :

"Ses émirs et ses soldats ont des ordres stricts : aucun chrétien, qu'il soit franc ou oriental, ne doit être inquiété. De fait, il n'y aura ni massacre ni pillage. Quelques fanatiques ont réclamé la destruction de l'église du Saint-Sépulcre en guise de représailles contre les exactions commises par les Franj [les Croisés], mais Saladin les remet à leur place. Bien plus, il renforce la garde sur les lieux du culte et annonce que les Franj eux-mêmes pourront venir en pèlerinage quand ils le voudront. Bien entendu, la croix franque, installée sur le dôme du Rocher, est ramenée. Et la mosquée Al-Aqsa, qui avait été transformée en église, redevient un lieu de culte musulman (...). D'autres biens seront vendus plus tard aux familles juives, que Saladin installera dans la Ville sainte. (...) Si Saladin a conquis Jérusalem, ce n'est pas pour amasser de l'or, encore moins pour se venger. (...) Sa victoire, c'est d'avoir libéré la Ville sainte du joug des envahisseurs, et cela sans bain de sang, sans destruction, sans haine." (Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf, pp. 230-232).
Cette magnanimité fut en tous points conforme à ce qu'a enseigné le Prophète (al-hilm, al-'afw fil-'adl) en la matière.

Cette solution consistant à confier la garde de la Palestine aux musulmans, la seule à même de permettre dans la région une paix durable et permanente pour le XXIème siècle après les échecs répétés du XXème siècle, avait d'ailleurs déjà été réclamée par les Palestiniens. Elias Sanbar écrit :

"[En 1947, lors des débats à l'ONU, les Palestiniens ne se cantonnent pas dans leur refus du plan de partage. Ils réclament l'indépendance et proposent la citoyenneté pour l'ensemble des habitants de la Palestine, y compris les 600 000 juifs [de l'époque, dont la communauté était alors composée à 95% d'immigrants]." (Le Monde, Le partage de la Palestine, 30 novembre-1er décembre 1997, p. 14)

Source : bismillah12.skyrock.com/

Tags : Palestine paix
Category : PALESTINE - 2 | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |