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 INSALUBRITÉ, MANQUE D’ÉCLAIRAGE, VOLS ET AGRESSIONS : Et si nos ministres se promenaient à Alger?

25/8/2010

AlgerINSALUBRITÉ, MANQUE D’ÉCLAIRAGE, VOLS ET AGRESSIONS
Et si nos ministres se promenaient à Alger?
25 Août 2010

Cela pourrait se faire, à l’image du déplacement effectué par le calife Omar Ibn Khettab en son temps...

En arpentant les rues d’Alger, comme celles de toutes les villes et villages d’Algérie, on se demande si Messieurs les députés, sénateurs et ministres, font parfois les mêmes constatations que le citoyen lambda que nous sommes?
De nombreuses lacunes ou insuffisances pourraient alors être recensées «in live» et des actions à entreprendre pour y remédier. Ce serait normal dirions-nous, mais....Tout le monde sait qu’un ministre ne fait pas le marché, ni les autres courses. C’est normal. Tout le monde sait aussi qu’aucun d’entre eux ne prend ni le bus, ni le train ou même l’avion avec «les autres» sans passer par le couloir «VIP» (Very Important Person). C’est normal aussi...
Et si le simple citoyen que nous sommes, invitait ces décideurs respectés à faire une balade en ville, même déguisés? En arborant une fausse moustache ou une barbe d’apparat, un chèche, un béret ou une chéchia ou même des lunettes noires...Que sais-je encore? Le calife Omar Ibn El Khettab ne s’est-il pas déplacé en son temps pour mieux connaître son peuple et s’informer de ses besoins et soucis? Nos invités à cette «promenade» verront alors dans quelles conditions vivent ceux qui les ont élus et qu’ils ont oubliés. Ils verront de près la saleté qui envahit nos villes et nos villages. Ils verront et vivront surtout, s’ils veulent bien, les bousculades devant les transports en commun que subissent quotidiennement travailleurs et écoliers. Ils pourront s’inviter ainsi à «goûter» à la vétusté des transports en commun et s’enivrer en humant la saleté repoussante et innommable des conditions de voyage offertes aux usagers. Heureusement que l’entreprise publique «Etusa», qui encourage des créations similaires dans d’autres villes importantes, s’emploie avec succès à y remédier, lentement mais sûrement.
Nos «invités» pourront même s’attabler dans un café inconnu au registre des services d’hygiène. Ils y siroteront un café, servi dans un verre qui a séjourné un «bref instant» dans une eau savonneuse douteuse...
Au cours de leur flânerie, (flâner, c’est trop beau dire), ils essayeront peut-être aussi de prendre un taxi et se voir refuser d’être pris en charge parce que le préposé, libre de surcroît, ne va pas du côté d’Hydra ou El Mouradia. Mais qu’importe, pour eux, un coup de «mobile» et le chauffeur de «Monsieur» pourra le cueillir quelques dizaines de mètres plus loin. Et encore, si ce dernier ne le suit pas «pas à pas».
Nos amis invités ne manqueront pas de se gargariser d’effluves échappées d’un égout éventré depuis presque «jadis», oserions-nous dire. D’autres odeurs enivrantes les accueilleront. Elles émanent d’amas d’ordures domestiques abandonnées et par les ménagères et par des éboueurs peu scrupuleux dans leur travail. Pour oublier, ils prendront une douche sous un balcon pour ne pas dire qu’ils se verront plutôt éclaboussés par un égouttoir percé dont l’échappée provient d’on ne sait où...
Oui, c’est ça Alger, capitale d’un pays où les grandes métropoles subissent le même sort causé par une «ruralisation» effrénée des villes, causée par le chômage qui sévit dans l’arrière-pays et principalement, par la tragédie nationale qui a fait déserter nos campagnes et par une acculturation sournoise. Cette situation regrettable est hélas entretenue par un incivisme latent de l’Algérien qu’il faut impérativement mobiliser et motiver pour en faire un citadin digne de ce nom. C’est là toute une culture à repenser.
Ce faisant, le citoyen ne pourra que hisser sa ville au rang d’une capitale mondiale digne d’être considérée comme la «vitrine du pays». Il y va de l’avenir touristique du pays que «Dame Nature» a si bien privilégié en le dotant de sites incomparables, notamment dans le Sud où se côtoient presque les beautés du massif du Hoggar et du Tassili N’Ajjer où sommeillent les éternelles peintures rupestres, témoins d’un autre temps.

Abdelkrim AMARNI

Source : http://lexpressiondz.com

 

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