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 Kidnapping d’enfants : L’effroyable cauchemar

20/9/2010

Kidnapping d’enfants : L’effroyable cauchemar

Tout le monde l’aura constaté ces dernières années. Les kidnappings d’enfants font la une de la presse nationale. Le dernier en date a eu lieu, jeudi dernier, au centre-ville de Bourdj Bou-Arréridj.

Le petit Youcef avait été libéré le lendemain de son enlèvement, soit vendredi. Son kidnapping en plein jour n’est pas un cas isolé. En dépit du traumatisme qu’il a subi, ce dernier a révélé à son père avoir vu une dizaine d’enfants là où ses ravisseurs l’ont enfermé.
Pour l’instant, aucune information n’a filtré quant au motif de l’enlèvement du petit Youcef, même si la piste d’une éventuelle existence d’un réseau de trafic d’organes ou de banditisme n’est pas à exclure.
Cela étant dit, la vigilance n’est pas de trop. Elle doit être de mise, surtout que les enfants risquent à tout moment de croiser des hommes malintentionnés.
Un moment d’inattention peut s’avérer fatal, notamment pour les écoliers de l’arrière-pays, qui, parfois, sont contraints à parcourir à pieds plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école. Les cas de disparition d’enfants, signalés à travers les quatre coins du pays, sont effarants. En effet, Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche, affirme que de 2000 à 2009, quelque 871 cas d’enlèvements d’enfants ont été enregistrés par les services de sécurité, soit une moyenne d’une centaine par année.
Un chiffre qui donne froid au dos, d’autant plus que la moitié des enfants enlevés ont été retrouvés morts. Sans donner de chiffres, le professeur note qu’il semblerait que le nombre de cas d’enlèvement enregistré cette année aurait sensiblement augmenté. Concernant les motifs des rapts d’enfants, il a soutenu que ces derniers sont en grande partie mus par diverses formes d’agression, notamment sexuelles, des demandes de rançons, voire des règlements de comptes ou simplement par la sorcellerie. Sur un autre plan, M. Khiati a fait savoir que l’une des recommandations de la Fondation qu’il préside consiste en la mise en place d’un plan de recherches dès la confirmation de l’enlèvement.
D’ailleurs, sur ce point précis, il a noté avoir recommandé de lancer une opération de recherches une demi-heure ou, tout au plus, une heure après la confirmation de l’enlèvement. En cas de rapt, convient-il de rappeler, la loi permet de lancer des recherches 24 heures après. Par ailleurs, à la question de savoir si sa Fondation a entrepris des enquêtes sur les enfants enlevés, notre interlocuteur a qualifié cette tâche de difficile, étant donné que les enfants retrouvés, après leur enlèvement, sont rares et ne témoignent pas en raison des traumatismes subis, en plus de la crainte éprouvée par les familles des victimes. Les chiffres avancés par les services de sécurité reflètent l’expansion du phénomène. De son côté, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, affirme que la loi punit sévèrement les auteurs de kidnappings. En tous les cas, « la loi est très sévère envers les kidnappeurs», dira-t-il en substance. De l’avis même des psychologues, une prise en charge psychologique est plus qu’indispensable pour les enfants ayant été enlevés puis libérés.
Les psychologues s’accordent à dire que la victime doit impérativement suivre un traitement psychologique, car sujette aux troubles post-traumatiques. Ceux-ci, argumentent-ils,  se manifestent en particulier par une réaction psychologique consécutive à une situation lors de laquelle l’intégrité physique et psychologique de la victime est menacée ou carrément atteinte.
Cette réaction, expliquent-ils, est traduite par une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur.


19-09-2010
horizons

Source : http://www.horizons-dz.com

 

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