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 Corée du Sud : l’envol d’une puissance technologique

21/10/2010

Corée du SudCorée du Sud : l’envol d’une puissance technologique

Les nombreuses infrastructures visibles dans toute la ville traduisent les efforts déployés pour réaliser le développement rapide de la capitale.

Le 04-07-2010

De notre envoyé spécial à Séoul (Corée du Sud) : Farid Bouyahia

La Corée du Sud est devenue très rapidement une puissance économique, commerciale et technologique. Bref,  un nouveau modèle de développement, reposant essentiellement sur un tissu dense de petites entreprises, un groupe de capitaines de l’industrie à l’instar du géant LG Electronics, une importante classe moyenne et un Etat qui s’attache seulement à ce qui relève de sa compétence ; arbitrage des choix, fonctions régaliennes, investissement pour le plus grand nombre et développement de la démocratie.

La Corée du Sud a le moral. Certes, ces 50 dernières années auront été longues, mais finalement très encourageantes pour ce pays. Depuis les années 1980, on assiste au développement fulgurant de ce pays, qui fut dévasté par la guerre (1950/1953). Aujourd’hui, les Coréens peuvent s’enorgueillir d’avoir construit une nation de près de 50 millions d’habitants, un quart de la population vit dans la capitale Séoul et 80% de la population est urbaine, prospère et industrieuse. Ce miracle économique a permis au pays du Matin calme d’abriter les jeux Olympiques à Séoul en 1988, la Coupe du monde de football en 2002 avec le Japon et les Jeux asiatiques qui se sont tenus à Busan, deuxième ville du pays, la même année.
En fait, la Corée du Sud compte parmi les 15 premières puissances économiques, commerciales et technologiques du monde. La Corée du Sud se situe aux premiers rangs mondiaux pour l’électronique grand public, la construction automobile et la sidérurgie. Selon l’agence sud-coréenne KBS, ce pays est également le leader pour la construction navale. Son PNB global de près de 900 milliards de dollars US, au cours de ces dernières années, la place au 11e rang mondial juste devant l’Australie et le Brésil. Parmi aussi les quatre dragons asiatiques, la Corée du Sud a enregistré un record sans égal de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale contemporaine. Au début des années 60, le PIB par habitant était comparable à ceux des pays pauvres d’Afrique et d’Asie, ne dépassant pas les 260 dollars US par habitant.
Actuellement, ce PIB frôle les             20.000 dollars US par habitant. Les exportations sud-coréennes ont atteint un niveau record en 2007, s’élevant à 371,8 milliards de dollars US, en hausse de 14,2% par rapport à 2006. Il s’agit de la cinquième année de croissance à deux chiffres des exportations sud-coréennes, a indiqué récemment le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie. Les importations ont progressé de 15,3% à 356,7 milliards de dollars. Le pays affiche un excédent commercial de 15,1 milliards de dollars, dépassant constamment la barre des 10 milliards depuis 2002. Ayant fait le choix d’un modèle d’économie extravertie, la Corée du Sud a diversifié ses partenariats commerciaux. Ainsi, le pays table pour 2008 sur un volume total des échanges qui devrait dépasser 800 milliards de dollars US, selon les prévisions du même ministère, soit une progression de 11,6% des exportations à 415 milliards de dollars US et de 12,7% des importations à 402 milliards de dollars US.
 
Bienvenue au pays  du Matin calme

Dernier pays d’Extrême-Orient à avoir développé des relations avec l’Occident, il est aussi le dernier à émerger en tant que destination touristique de prédilection. Sur le plan culturel, les Coréens restent fidèles à l’héritage du confucianisme, mais cela n’a pas empêché beaucoup de Coréens de se convertir au christianisme et à l’islam, comme le témoignent les nombreuses églises et mosquées construites dans plusieurs villes. Située au nord-ouest de la Corée du Sud, Séoul est la capitale historique et économique de la Corée du Sud.
La capitale foisonne de vestiges d’un passé glorieux qui côtoient des structures ultramodernes. Datant de 18 avant notre ère, elle changea de nom plusieurs fois à partir de 1394, lorsqu’elle devint la capitale de la dynastie Choson (1392-1910). Elle ne retrouva son nom qu’à la libération en 1945. Séoul fut la capitale de la Corée pendant 600 ans, avant que la guerre n’éclate et divise le pays en 1953. Séoul est une ville grouillante de jour comme de nuit.
D’emblée, elle offre au visiteur un aspect de ville de béton et d’acier, de voies express surélevées et de ponts gigantesques au nombre incalculable, mais elle jouit en même temps de charmes et de beautés exceptionnelles. Bref, tout pour séduire ses hôtes. Séoul est une ville agréable à vivre, avec ses nombreux espaces de loisirs et ses promenades au bord du fleuve Han qui mesure plus de 500 kilomètres, séparant les deux Corées pour se jeter en fin de parcours dans la mer Jaune.  Il y a aussi les moyens de transports, notamment un métro très commode, comme il y a des hôtels, dont les plus réputés sont fréquentés par les hommes d’affaires. Dans les restaurants au design moderne, les visiteurs de Séoul sont invités à déguster toutes sortes de plats, dont le Kimchi, le plat le plus populaire dans le pays. Le Kimchi est un plat à base de chou fermenté, mélangé à des légumes divers et à des piments rouges et qui accompagne presque tous les repas.
Les Coréens en raffolent d’ailleurs. A vrai dire, le Kimchi est pour les Sud-Coréens ce que le couscous est aux Algériens, un plat qui fait partie de l’identité même du pays. L’on peut également déguster des pâtes instantanées, du riz gluant, des soupes de soja fermentées, toutes sortes  de produits halieutiques.
 
Séoul, une capitale moderne et rénovée

Les nombreuses infrastructures visibles dans toute la ville traduisent les efforts déployés pour réaliser le développement rapide de la capitale. On y construit et on y vend de tout, des produits les plus simples aux composants électroniques les plus actuels. A bien des égards, les technologies d’avenir constituent le nouvel horizon de l’économie sud-coréenne. Pourvue d’un plan d’ensemble, la métropole se développe chaque jour davantage. Il n’y a pas de grands problèmes de circulation, rendue fluide grâce à la construction de nombreux tunnels, d’échangeurs et de rocades. La configuration des sièges des grandes compagnies, des banques, tous des immenses buildings futuristes en verre ... donne l’impression d’être dans une mégapole nord-américaine, que dans une ville asiatique. La capitale est dotée de larges artères à six voies impeccablement entretenues, une autoroute, des échangeurs et des ouvrages d’art à perte de vue.
Ici également, toutes les marques occidentales et américaines sont présentes. Les rues de Séoul sont des enfilades de boutiques de toutes les marques, de marchands de produits électroniques, de téléphones portables, de vêtements en tous genres, de chaussures.
On y trouve des magasins à profusion, exposant les marques les plus prestigieuses, telles que Chanel, Gucci, Armani… Les enseignes prennent aussi d’assaut les grands centres commerciaux à côté des marques coréennes qui se sont adaptées à la mode occidentale.  La deuxième ville du pays, Busan, premier port du pays, est une destination très prisée des touristes, avec ses parcs grandeur nature, ses plages, ses sources thermales et autres espaces de loisirs et de villégiature. Séoul est desservie par deux aéroports. Véritable centre névralgique de la Corée du Sud, l’aéroport international Incheon se situe sur une île, en face du port d’Incheon, à 52 kilomètres de Séoul. Il est relié au continent par un pont routier et à partir de 2006 par une liaison ferroviaire souterraine. La structure aéroportuaire a été achevée en 2001 et le premier étage abrite un grand centre d’affaires. L’ancien aéroport international de Gimpo est utilisé pour le trafic aérien domestique.
 
La neige, un signe  de bon augure

Notre visite en Corée s’est effectuée en pleine saison froide. Alors qu’une bonne partie du pays est enfouie sous la neige, Séoul n’en était qu’à ses premiers flocons ce 25 février. Le thermomètre affichait durant tout notre séjour des températures basses de presque -10° de nuit et flirtait avec le zéro et 5° de jour. Les touristes venus de pays lointains sont à l’affût du manteau blanc et viennent en nombre pour pratiquer le ski dans des stations richement aménagées. Notre visite dans le pays du Matin calme a coïncidé aussi avec la cérémonie d’investiture du nouveau président Lee Myung-Back, qui a pris officiellement ses fonctions le 25 février.
Cet ancien maire de Séoul venu du monde des affaires a prêté serment devant 45.000 invités. Cet ancien cadre dirigeant du premier constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor a été élu sur un programme dans lequel il s’était engagé à améliorer : l’environnement en termes d’investissement, avec comme objectif un taux de croissance à 7%, un accroissement du revenu annuel par habitant de 40.000 USD et une économie à l’assaut de la 7e place mondiale. Dans son discours inaugural, il affirme à l’adresse de ses concitoyens : «Nous devons passer de l’âge de l’idéologie à l’âge du pragmatisme.» M. Lee a souligné qu’il voulait appliquer sa nouvelle approche non seulement à son programme économique, mais aussi à son principal défi en matière de politique étrangère, à savoir la dénucléarisation du voisin nord-coréen. Il estime que les deux Corées doivent réfléchir à ce qu’elles «peuvent faire pour rendre heureuse la vie des 70 millions de Coréens», à ce que «chaque partie doit entreprendre pour respecter l’autre et ouvrir la porte à la réunification». En réitérant ses promesses d’aide à la Corée du Nord, il promet également une alliance renforcée avec l’allié américain. Le nouveau chef d’Etat a, par ailleurs, souligné que «rebond économique» du pays était sa «mission la plus urgente». Si l’on tient compte du contenu du discours d’investiture de M. Lee, on peut affirmer que le pays va mettre le paquet d’autant plus que la conjoncture actuelle offre de belles perspectives. 

Une nouvelle situation politique en perspective

La nouvelle situation politique va redonner davantage confiance non seulement aux opérateurs économiques locaux mais aussi aux partenaires internationaux. L’Etat s’attachera davantage à ce qui relève vraiment de sa compétence, à savoir l’arbitrage des choix, les fonctions régaliennes, l’investissement pour le plus grand nombre et le développement de la démocratie. Si le nouveau président considère que le développement économique est la priorité des priorités, c’est que le pays dispose de moyens qui lui permettront la relance de l’activité. En plus d’un tissu de petites entreprises qui font les beaux jours de millions de Coréens, une importante classe moyenne, le pays peut compter sur des entreprises d’envergure internationale, qui comptent parmi les ténors de l’industrie mondiale. Les Coréens aussi sont très attachés à leur pays, dans un sursaut de dignité. Ils ont mis chacun du sien pour sauver le pays de la crise de 1997, qui a touché beaucoup de pays asiatiques. Les entreprises privées sont appréhendées en Corée du Sud comme autant de leviers de développement économique et social du pays. La compagnie LG Electronics, spécialisée dans la téléphonie mobile, la fabrication des téléviseurs plasma et LCD et des produits d’information et de communications ainsi que de l’électroménager grand public, fait partie des acteurs majeurs qui font tourner l’économie sud- coréenne, et son développement constant les rassure. Cette société est incontournable dans la paysage économique du pays et incarne à plus d’un titre tous les autres capitaines de cette économie.

LG Electronics,  porte-étendard  de l’industrie  sud-coréenne

Par ailleurs, notre visite dans les différents sites de production, notamment de l’électroménager à Busan, nous a permis de constater que la créativité est une valeur et la clé du succès de LG qui place l’innovation technique ou humaine au cœur de sa stratégie. Société multiculturelle, le personnel, majoritairement jeune, est issu de plusieurs pays, surtout asiatiques. Ce sont, en fait, ces sociétés à l’instar de LG Electronics qui font de la Corée du Sud un pays en progrès constant et en croissance. Ce sont elles qui produisent de la richesse, créent de l’emploi et de la valeur ajoutée, ouvrent de nouvelles perspectives et explorent chaque jour que Dieu fait de nouvelles pistes de développement. Aujourd’hui, LG Electronics porte haut les couleurs   de la Corée du Sud aux quatre coins de la planète.
L’entreprise emploie plus de 82.000 personnes au niveau de 81 filiales à travers le monde et dont les activités disparates n’ont qu’un point en commun : être à la mode et génératrices de bien-être. Actuellement, LG est en tête de liste en matière de vente des climatiseurs, de fours à micro-ondes et d’aspirateurs. Elle est la première société à commercialiser un système complet d’appareils ménagers «valisés Web». Notre visite aux différents show-rooms nous a également permis de découvrir une panoplie de produits dernier cri et de qualité, des machines à laver à vapeur fonctionnant avec un nouveau système breveté sur une période de 20 ans, il s’agit du système appelé «direct drive», dont le moteur ne comporte pas de courroie, ce qui permet de réduire le bruit provoqué par les vibrations de la machine.
Pour montrer tout l’intérêt que la société accorde au bien-être des personnes et de leur environnement, LG vient de lancer une campagne de santé, tout en innovant à travers des solutions intégrées et innovantes telles que le «Home Net», qui permet de commander tous les appareils à partir d’un système intégré. A l’usine de fabrication des réfrigérateurs, située à Pyontack, nous avons été invités à assister au montage des réfrigérateurs, sur trois lignes de production, dont chacune réalise en moyenne 2.100 unités/jour, soit                600.000 unités/an. 70% de la production de cette usine sont exportés vers les USA et l’Europe, le reste écoulé sur le marché local. Pour l’avenir, LG Electronics se montre confiant. Le groupe table, en effet, sur la première place mondiale dans ses activités et projette d’augmenter sa croissance dans les communications mobiles et l’affichage numérique qui permettent de consolider sa position de leader dans le secteur de l’informatique. Tout compte fait, plus rapidement qu’aucun autre pays d’Asie, la Corée du Sud a pris de l’avance sur beaucoup de pays dans de nombreux domaines, pour devenir tout simplement un nouveau modèle.
Farid B.     

L’écran géant de LG entre  dans le Guiness 2007
LG Electronics projette, à un jet de pierre de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, de construire en partenariat avec Philips une des plus grandes usines d’écrans plats au monde.
Le coût de cet investissement sans égal est estimé à 17 milliards d’euros. Leader des écrans d’affichage à cristaux liquides LCD et plasma TV, LG Electronics a annoncé récemment l’entrée de son téléviseur LCD 100 pouces, dans le livre des records Guiness 2007, comme le plus grand écran au monde.
Toujours dans le domaine des téléviseurs LCD, le conglomérat sud-coréen a également annoncé le lancement d’une nouvelle chaîne de fabrication de téléviseurs LCD, situé à Wroclaw en Pologne. Cette nouvelle structure permettra d’augmenter de manière substantielle la production de téléviseurs à dalle LCD (Liquid Cristal Display). A cela vient s’ajouter une nouvelle usine construite en Russie, d’un montant de 150 millions de dollars.
F. B.

Un bénéfice net  12 fois supérieur  par rapport à 2006
Le chiffre d’affaires du constructeur sud-coréen LG Electronics au quatrième trimestre 2007 était de 5.870 milliards de wons, alors qu’il n’était que de 5.500 milliards de wons au cours de la même période en 2006.
Le bénéfice net est grimpé de 49 milliards de wons au quatrième trimestre 2006 à 621,3 milliards de wons (654,2 millions de dollars) pour le quatrième trimestre 2007. Cette performance est la conséquence de très bonnes ventes réalisées dans les secteurs des écrans plats et de la téléphonie mobile.
F. B.

Recherche  et développement  en bannières
LG Electronics Co vient d’inaugurer récemment la construction d’un nouveau centre de recherche et développement dédié à la téléphonie mobile, la domotique et la convergence numérique. Les installations devraient accueillir jusqu’à 2000 chercheurs. Au total, environ 108 millions d’euros ont été investis pour la construction des bâtiments. La direction de LG Electronics considère ce projet comme l’un des principaux leviers de sa stratégie de compétitivité et de croissance à l’international.
F. B.

A retenir

- Beaucoup ignorent que la Corée du Sud jouit du statut de pays le plus connecté au monde. Il comptait, en 2003, plus de dix millions d’usagers à l’internet haut débit, soit plus de 70% des ménages. 
-  Le drapeau de la Corée du Sud représente le yin et le yang au centre. Autour, les quatre trigrammes issus du Livre des Mutations correspondant à la terre, le ciel, le feu et l’eau.
- A Séoul, la tour Jongro est un édifice qui mesure environ 133 mètres de haut pour 24 étages. Il a reçu de la ville de Séoul un premier prix pour son design architectural moderne en 2000.
- La ville de Séoul s’est développée de part et d’autre du fleuve Han et au pied d’une montagne. Cette situation obéit à des critères et des techniques divinatoires ancestrales et favorables.
- L’île idyllique de Cheju, au sud du pays, est une des principales destinations touristiques et pour les voyages de noces. On l’appelle la «Hawaii coréenne», elle bénéficie d’un climat subtropical, de superbes paysages et de belles plages, notamment autour du volcan Halla qui se trouve au centre de l’île.
F. B.

Source : http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/295

Tags : Coree du Sud
Category : ASIE | Write a comment | Print

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