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 Etudes et consulting toujours au stade embryonnaire en Algérie

23/10/2010

Etudes et consulting toujours au stade embryonnaire en Algérie

23-10-2010

Par Smaïl Boughazi

Le consulting et les études restent l’un des éléments décisifs dans la réalisation des projets complexes et de grande envergure. Malgré les vastes chantiers entamés cette dernière décennie, le développement de ces deux créneaux demeure au stade embryonnaire en Algérie. Ce constat a été dressé à maintes reprises par les responsables ainsi que par des observateurs de la scène économique du pays. Et c’est pourquoi, on a tendance à recourir généralement aux services des bureaux d’études étrangers, une solution qui coûte de plus en plus cher au pays. Ce qui rend, parfois, les études de faisabilité en décalage avec l’environnement entourant le projet. D’autres considérations entrent en jeu, puisque, après une dizaine d’années, les bureaux d’études nationaux sont souvent exclus de facto des grands projets pour des raisons évidentes. Accorder la priorité aux bureaux nationaux n’est, certes, pas la solution du moment ;
cependant, pour mieux accompagner les différents projets économiques, les autorités ont la charge de mettre en place les moyens appropriés pour l’émergence d’entités d’études fiables et crédibles aux yeux de l’Etat et des opérateurs économiques. En effet, le phénomène des retards dans la réalisation des projets et les surcoûts parfois exorbitants enregistrés dans certains projets ne sont que les résultats d’études de faisabilité non achevées ou ne respectant pas les normes requises. Et dans ce cadre il y a lieu de rappeler que le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait instruit, il y a quelques mois, les membres du gouvernement de «réduire le recours aux bureaux d’études étrangers pour la préparation des dossiers de marchés publics, y compris pour la préparation de dossiers de réformes et de modernisation des services publics, ou des dossiers d’ouverture du capital des entreprises publiques». Ahmed Ouyahia avait demandé que ce recours soit «limité aux grands projets d’infrastructures pour lesquels le savoir-faire national demeure encore insuffisant». Il leur a fait savoir aussi que «ces commandes auprès des bureaux étrangers se traduisent très souvent par leur sous-traitance avec des compétences nationales établies localement, coûtent des montants importants en devises transférées et mettent à la disposition de parties étrangères des informations très larges sur l’économie nationale et même sur des secteurs de l’Etat». Selon la même instruction, les transferts de devises occasionnés par le recours aux bureaux d’études étrangers sont passés de 4 à 11 milliards de dollars durant les quatre dernières années. 

Source : http://www.latribune-online.com

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