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 FACILITATION ET RÉGLEMENTATION DES AFFAIRES : L’Algérie poursuit sa régression

7/11/2010

FACILITATION ET RÉGLEMENTATION DES AFFAIRES : L’Algérie poursuit sa régression

L’Algérie poursuit sa régression en matière de facilitation et réglementation des affaires, l’environnement restant hostile aux opérations commerciales.
Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Selon le rapport Doing Business 2011 (Agir pour les entrepreneurs), élaboré par la Société financière internationale (IFC) et la Banque mondiale, l’économie algérienne est classée, sur 183 pays, à la 136 place, comme en 2010. Néanmoins, elle régresse, en moyenne de 2 à 3 points, dans la plupart des indicateurs considérés (9 dans ledit rapport). Les données de ce rapport démontrent, ainsi, que la pratique commerciale reste ardue et coûteuse en Algérie. Voire qu’il est difficile de conjurer la fatalité de la régression économique, en dépit des actions et réformes lancées et des invites récurrentes des opérateurs et experts nationaux et des institutions internationales dont celle, récente, du Fonds monétaire international, à améliorer le climat d’affaires dans notre pays. Ce rapport note que l’Algérie est devancée par ses principaux voisins maghrébins et arabes (la Tunisie à la 55e place, le Maroc à la 114e place et l’Egypte 94e). Voire, l’économie algérienne est moins bien notée que celle de la Palestine, classée à la 135e place, et que l’Algérie est classée à la 15e place dans la région Moyen Orient-Afrique du Nord. Selon ledit rapport, Singapour occupe le 1er rang et le Tchad la dernière place (183e).
La pratique commerciale ardue et coûteuse en Algérie
Le rapport Doing Business 2011 évoque ainsi un climat d’affaires assez peu propice, par rapport à 9 indicateurs considérés. En termes de création d’entreprises, l’Algérie est classée à la 150e place, en recul de trois points par rapport au classement de 2010 (147e). La création d’une entreprise reste ardue, puisqu’il faut accomplir 14 procédures en matière d’enregistrement, dans un délai de 21 jours et pour un coût de 12,9% du revenu par habitant (4 420 dollars). En outre, l’entrepreneur doit déposer un minimum de capital de 34,4% de ce revenu per capita. Concernant l’octroi de permis de construire, le rapport classe l’Algérie à la 113e place, en recul de 2 points par rapport à son rang de 2010 (111e). Pour construire un entrepôt, vingt-deux procédures doivent être accomplies, dans un délai de 240 jours et pour 44,0% du revenu per capita. En termes de transfert de propriété, l’économie algérienne régresse, là, de six points, passant de la 159e place en 2010 à la 165e en 2011. Pour enregistrer un titre de propriété, onze procédures sont requises dans un délai de 47 jours et pour 7,1% du coût du bien (supposé équivalent à 50 fois le revenu par tête. Pour le quatrième indicateur, obtention de prêts, l’économie algérienne régresse de 3 points, passant de la 135e place en 2010 à la 138e en 2011. En termes de protection des droits des emprunteurs et des créanciers et d’accès à l’information sur le crédit, le rapport attribue de mauvaises notes, entre 2 et 3 sur 10, à l’économie algérienne. En termes de protection des investisseurs, l’Algérie se classe au 74e rang, en recul d’un point par rapport à 2010. Néanmoins, la notation accordée est moyenne (5,3 sur 10 points), même si le rapport donne 6 points en matière de transparence des transactions et responsabilité des dirigeants d’entreprise et quatre points en termes de possibilité pour les actionnaires de poursuivre en justice les administrateurs pour faute professionnelle. En termes de paiement de taxes et impôts, le rapport note un recul d’un point, l’Algérie passant de 167 à la 168e place. Ainsi, l’entrepreneur doit effectuer 34 paiements par an, y consacrer 451 heures pour un coût de 6,6% de ses bénéfices commerciaux. Voire l’ensemble des taxes et impôts payés représente 72% des bénéfices commerciaux. Autre indicateur considéré, le commerce transfrontalier, où le rapport constate une régression de 2 points, l’Algérie déclinant de la 122 à la 124e place. Pour exporter un conteneur, 8 documents sont exigés pour un coût de 1 248 dollars et l’opération dure 17 jours. Quant à l’importation d’un seul conteneur, neuf documents sont demandés pour un coût de 1428 dollars et l’opération dure 23 jours. En ce qui concerne le 8e indicateur, l’exécution des contrats, le rapport classe l’Algérie à la 127e place, en recul de 3 points par rapport à 2010 (124e rang). Quarante-trois procédures sont exigées pour obtenir l’exécution d’un contrat et le règlement d’un litige prend jusqu’à 630 jours, pour coût de 21,9% de la créance. Concernant le 9e et dernier indicateur, la fermeture d’entreprises, le rapport classe mieux l’économie algérienne, au 51e rang, le même que celui de 2010, avec une durée moyenne de 2,5 ans pour la procédure.
C. B.

Source : http://lesoirdalgerie.com

 

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