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 Résolution européenne condamnant les attaques marocaines contre les campements d’El Ayoun-Mohammed VI rejette toute idée d’enquête internationale.

28/11/2010

Résolution européenne condamnant les attaques marocaines contre les campements d’El Ayoun

Tout en se «félicitant du consensus» dégagé autour du projet de résolution, des intervenants ont relevé que le Parlement européen «se libère enfin de l’emprise marocaine, pour franchir un pas aussi important». Dans leur résolution voté mercredi soir, les eurodéputés se sont dits «choqués» par la violence marocaine contre des civils sahraouis ainsi que par l’usage de la force le jour même de l’ouverture, à New York, du troisième cycle de pourparlers informels sur le statut du Sahara occidental. Ils se sont également dits «étonnés» que des parlementaires européens et des journalistes se soient vu refuser l’accès au Sahara occidental, demandant aux autorités marocaines «l’accès et la liberté de circulation dans la région pour la presse et les organisations non gouvernementales». Ils ont aussi demandé «instamment» la mise en place, sous l’égide des Nations unies, d’une commission d’enquête indépendante et transparente pour élucider ces événements. Pour le représentant du Front Polisario en Europe, Ahmed Beissat, la résolution adoptée par le PE est une «vive condamnation des crimes marocains contre les civils sahraouis». Il a estimé, dans un communiqué, que ce texte contient les «principaux» éléments devant permettre au PE de «contribuer grandement à la poursuite de la paix et de la justice au Sahara occidental». Ces éléments, a-t-il expliqué, sont la condamnation de l’utilisation de la violence par les autorités marocaines à l’encontre de civils sahraouis, et la demande «urgente» à l’ONU de mettre sur pied une commission d’enquête internationale «indépendante» pour élucider les évènements du camp El Istiklal, le 8 novembre dernier. De cette résolution, a-t-il ajouté, se dégage aussi un «message politique» qui veut dire également que les droits de l’Homme sont «au-dessus de toute considération» et leur bafouage par le Maroc sera «condamnable et désormais puni».  Le député du groupe de gauche, Willy Meyer, dira que l’adoption d’une telle résolution est en soi une «performance» et intervient «au grand dam de l’administration marocaine qui a dû user de pressions pour que cette question ne soit pas portée à l’hémicycle européen». «C’est une bonne résolution, car, à la fois, elle condamne la violence utilisée dans le démantèlement du camp El Istiklal et reconnaît le processus de décolonisation au Sahara occidental», a-t-il soutenu. Il s’est félicité, également, du fait que le texte déplore le «blocage médiatique imposé par le régime marocain» et reconnaît que «les ressources naturelles du Sahara occidental doivent profiter au peuple sahraoui, conformément au droit international en la matière». Lors du débat la veille du projet de résolution, l’eurodéputé avait déjà fait part de «pressions que le Maroc aurait exercées pour obtenir le report de l’examen de la question sahraouie à la prochaine session du Parlement en décembre». «Ici, c’est le Parlement européen et non pas celui du Maroc», a-t-il lâché. Selon un membre de la délégation sahraouie présent à Strasbourg, «le ministre marocain des Affaires étrangères se serait déplacé le 18 novembre au PE pour obtenir, via un travail de lobbying, des eurodéputés un report de l’examen de la question sahraouie, histoire de gagner du temps et de tempérer les ardeurs». Mais, a-t-il ajouté, les eurodéputés ont «refusé la combine et maintenu pour cette session l’examen de la situation au Sahara occidental». La députée représentant le groupe des Verts Nicole Kinelson a estimé, de son côté, que l’adoption d’une telle résolution est une «avancée» du fait, surtout, que l’UE «réclame, désormais, une commission d’enquête internationale, sous les auspices de l’ONU, pour faire la lumière sur ce qui s’est passé à El Ayoun occupée». Quant au ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek, il a déclaré depuis le Sénat espagnol que l’Espagne reste la puissance administrante et le Maroc n’est ni plus ni moins qu’une puissance occupante du Sahara occidental «qui viole les droits les plus élémentaires du peuple sahraoui».  


27-11-2010
latribune-online

Source : http://www.latribune-online.com/evenement/43255.html

 

Mohammed VI rejette toute idée d’enquête internationale.
28 Novembre 2010  

Le pouvoir marocain s’estime en «état de guerre» et rejette, en bloc, la résolution adoptée jeudi par le Parlement européen.

De quoi a peur le trône marocain? La lumière ne doit pas être faite sur les événements sanglants suite à l’assaut lancé par ses forces militaires le 8 novembre 2010 contre le camp de Gdeim Izik. Le Maroc veut protéger ses assassins. Il n’y aura pas de commission d’enquête de l’Organisation des Nations unies et encore moins de prérogatives pour la Minurso, la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental, en matière des droits de l’homme.
Rabat, qui en a décidé ainsi, défie l’Europe. Le chef de la diplomatie marocaine a indiqué qu’il allait se rendre le 1er décembre à Strasbourg. Taïeb Fassi Fihri va défier les parlementaires européens chez eux pour «démontrer le caractère partial, injuste et déséquilibré de la résolution», a-t-il déclaré dans une interview publiée samedi par le quotidien espagnol El Pais.
«Nous n’allons pas transiger sur cette question, qui sert nos adversaires (le Polisario et l’Algérie, Ndlr) parce que nous sommes en état de guerre», a souligné le ministre marocain des Affaires étrangères manifestement ébranlé par le vote des députés européens. Le Makhzen est sans conteste, sur la défensive. La vérité, il la détient seul, envers et contre tous.
«Beaucoup de mensonges ont été dits à l’opinion publique espagnole qui est mal orientée lorsqu’elle dit que la seule solution pour le conflit du Sahara occidental est un référendum», a confié Taïeb Fassi Fihri au journal madrilène pour se défendre contre les accusations de tortures et de disparitions de Sahraouis, qui se sont déroulées dans la ville occupée d’El Aâyoune après l’attaque menée par les forces de répression marocaines contre le camp de la Liberté. Les déclarations du ministre marocain sont contredites par un rapport accablant de HWR, Human Rights Watch.
«Certains ont été battus jusqu’à perdre connaissance, alors que d’autres ont été menacés de viol. Des avocats représentant ceux restés en garde à vue ont déclaré à Human Rights Watch qu’au moins un détenu a confié à un juge d’instruction qu’il avait été violé durant la détention.
Les témoins interrogés par Human Rights Watch présentent de graves contusions et autres blessures récentes qui laissent penser qu’ils ont été battus en détention», note un rapport de l’ONG américaine rendu public vendredi à New York à propos de détenus sahraouis qu’elle a réussi à interroger, et qui a, dans le sillage de la résolution votée par le Parlement européen, demandé officiellement au Maroc d’ouvrir une enquête pour les violences et mauvais traitements commis par les forces marocaines contre des Sahraouis détenus après l’assaut du camp de Gdeim Izik.
«Les forces de l’ordre ont brutalisé et de manière régulière des personnes arrêtées. Les autorités (marocaines) doivent immédiatement mettre fin aux violences contre des prisonniers et ouvrir une enquête indépendante», a indiqué le communiqué de HWR.
Que peut donc cacher le Maroc qui rejette toutes les accusations et qui fait tout pour être pointé du doigt? «Un gouvernement qui dit à maintes reprises qu’il n’a rien à cacher doit le prouver en permettant à tous les médias et aux organisations non gouvernementales de venir et de recueillir les informations sans obstacles», a fait justement remarquer Sarah Leah Whitson, chargée de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord auprès de Human Rights Watch.
A Rabat de prendre une décision allant dans ce sens pour se laver de tout soupçon. En attendant, le souverain marocain colmate les brèches. L’attaque du camp de Gdeim Izik aura fait au moins une victime collatérale: Mohamed Jelmouss, le gouverneur d’El Aâyoune, qui a été remplacé par Khalil Dkhil, un ancien membre du Polisario qui a rallié le Royaume, en 1976, dès qu’a retenti la première rafale de Kalachinkov. Mohammed VI «change» de fusil d’épaule.

Mohamed TOUATI

Source : http://lexpressiondz.com

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