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 WikiLeaks et le devenir de la liberté d’expression.

1/12/2010

liberté expressionWikiLeaks et le devenir de la liberté d’expression.

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texteLe 01.12.10

La liberté d’expression est-elle soluble dans les intérêts des uns et des autres, fussent-ils couverts du qualificatif «nationaux» ? En d’autres termes, les médias sont-ils tenus par une sorte de devoir de réserve qui les obligerait à sacrifier cette liberté sur l’autel d’intérêts étroits fussent-ils ceux d’une nation ? Dans la plupart des chartes de l’éthique et de la déontologie balisant le fonctionnement des médias libres, la collecte, la vérification et la publication des informations s’effectuent indépendamment de toute pression extérieure. Plus précis et intransigeant est à ce propos le premier amendement de la Constitution américaine : «Le Congrès ne fera aucune loi (…) qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse (…).»

C’est sur la base de pareilles dispositions se multipliant depuis une peu plus de deux siècles, d’abord dans le monde occidental, que s’est construite, bien sûr à des niveaux inégaux, l’indépendance éditoriale des journaux, ensuite celle des autres médias.  Cette indépendance est censée être effective à l’égard des propriétaires (dans certains cas, ils sont actionnaires), des annonceurs, des pouvoirs politiques, publics, économiques, idéologiques et religieux pour permettre une information libre, complète et efficace. Afin d’asseoir et de renforcer la liberté d’expression, on arriva à la mise sur pied de très nombreuses ONG dont l’action est depuis la moitié du vingtième siècle souvent soutenue politiquement et même financièrement par des Etats, voire par des organisations internationales dont les non moindres sont celles de l’ONU.

Les démarches et les actions de régimes et d’hommes puissants furent contrées par cette liberté d’expression à l’instar de Nixon dans l’affaire du Watergate. La réputation de George W. Bush et de l’armée américaine ont été, entre autres, ruinées par les révélations de la presse. Des exemples analogues à collecter sur les cinq continents sont innombrables. Aujourd’hui, les Etats, celui de l’empire américain en premier, découvrent que cette liberté d’informer doit absolument être brimée. En osant la pousser jusqu’à son extrême limite, WikiLeaks a jeté l’effroi dans les rangs de ceux qui, hier encore, se déclaraient être les champions de la défense des libertés fondamentales. Aujourd’hui, du cœur du pouvoir US, de l’Elysée, de Londres et d’ailleurs, les hommes politiques, souvent relayés par des médias à leur dévotion, crient haro sur le site WikiLeaks pour tenter d’enrayer sa volonté d’élargissement de la transparence. Internet et WikiLeaks sont-il en train d’ouvrir une nouvelle ère à la liberté d’expression ? Cela est probable et, surtout, souhaitable.

Ahmed Ancer

Source : http://elwatan.com

Commentaires :

Mohammed MADJOUR   le 01.12.10 | 09h30

FAUT PAS REVER !

Une information qui n'agit pas sur les consciences n'en est pas une. Je simplifie le commentaire d'hier qui n'a pas été publié... Suite à ce Wikileaks... Voyez-vous le monde s’ébranler après cette nouvelle ... la suite

Une information qui n'agit pas sur les consciences n'en est pas une. Je simplifie le commentaire d'hier qui n'a pas été publié... Suite à ce Wikileaks... Voyez-vous le monde s’ébranler après cette nouvelle supercherie occidentale ? Le déversement d’un énorme torrent d’une information morte ressemble tout au plus au soulagement d’un individu (longtemps bloqué par une constipation) par une abondante diarrhée ! Et voila une nuée de journalistes-scarabées des "grands quotidiens européens" privilégiés pour avoir été servis les premiers, qui se donnent à fond dans la confection des boulettes de la désinformation ! Après une décennie de complots et de terrorisme, l’Occident remis en cause, ne voit aucune issue possible pour pouvoir s’extraire de ses gluantes intrigues ; l’arme de saturation par excellence est alors envisagée comme dernier recours : Informer par l’abondance de l’information morte et en plus dans un incroyable foisonnement de la désinformation ! Qui ne sait donc pas que toutes les chancelleries espionnent tout et s’espionnent mutuellement ? Qui ne sait pas que la plus active des représentations diplomatiques dans le monde, se transforme chaque soir en cabarets pour "recevoir" et corrompre les responsables politiques et les affairistes locaux par les femmes et par l’argent ? Avant ce vomissement de Wikileaks, est-ce que les "révélations de quelques soldats" américains rescapés d’Irak, étaient-elles plus importantes que la destruction même d’un pays qui n’avait soulevé aucune réaction et est-ce que le numéro de téléphone d’un inutile Ban Ki-moon serait-il une donnée stratégique face à celle qui consiste valider les actions impérialistes occidentales par une Institution faussement internationale, complice et corrompue ? Et le complot du 11 septembre, qui était l’instigateur et dans quel but ? Etant le principal gouffre sur lequel reposent les fragiles fondations de ce siècle incertain, la réponse et la justice nécessaire qui devrait suivre serait salutaire pour le genre humain ! L’Occident lui-même n’y croit pas à ses propres « révélations»… Mohammed MADJOUR.

 

 

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