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 La ligne Morice et la convention d’Ottawa, thème d’une journée d’étude à Tlemcen Les mines antipersonnel y ont fait plus de 300 victimes

9/12/2010

ligne MoriceLa ligne Morice et la convention d’Ottawa, thème d’une journée d’étude à Tlemcen Les mines antipersonnel y ont fait plus de 300 victimes

05-12-2010

Elles sont plus de 300 personnes à avoir été la cible des mines antipersonnel le long de la ligne Morice, et à vivre avec leur handicap, sans compter les dizaines de morts, a-t-on indiqué hier au siège de l’association El Hayet des handicapés moteurs de la région de l’extrême ouest du pays, lors d’une journée d’étude portant sur le thème «la ligne Morice et la convention d’Ottawa». Lors de cette journée qui a été animée par des enseignants universitaires, des avocats et des représentants de l’ANP, l’accent a été mis sur la sensibilisation et la prévention, puisque la ligne Morrice constituée de barbelés et de mines, surveillée en permanence, a été construite à partir de juillet 1957, le long de la frontière ouest sur 700 km, parsemée de millions de mines, visant durant la guerre à empêcher les infiltrations de moudjahidine à partir du Maroc. Selon les intervenants, plus de 3 millions de mines antipersonnel demeurent encore enfouies le long de ces frontières. C’est ainsi, a-t-on expliqué, que la convention d’Ottawa a été une occasion pour que la France remette les plans de pose des mines. Malheureusement, et selon le représentant de l’ANP, ces plans ne représentent que 30% de la réalité même si, grâce aux gros moyens mobilisés par l’armée, on est parvenu à détruire des milliers de mines, malgré l’immensité de la frontière. La convention d’Ottawa, a-t-on rappelé, marque incontestablement une étape majeure sur la voie de l’élimination des mines antipersonnel. Elle fixe désormais une norme claire et simple d’interdiction totale. Le texte définitif de la convention d’Ottawa a été adopté le 18 septembre 1997 à Oslo et ouvert à la signature des Etats le 3 décembre 1997 à Ottawa. Ainsi l’article 6 de la convention insiste sur la nécessité d’un renforcement de l’assistance internationale dans les domaines du déminage et de la réhabilitation médicale, sociale et économique des victimes des mines antipersonnel. Dans ce sillage, le chargé de la communication de ladite association a interpellé les concernés à assister cette frange de population handicapée, qui ne cherche que soutien vu leur rude mode de vie.  En effet, les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de lutter pour leur insertion dans tous les aspects de la vie scolaire, professionnelle, sociale et culturelle, de leur obtenir des ressources décentes et la compensation de tous les surcoûts du handicap, et surtout de faire respecter la dignité des personnes malades (notamment lors des hospitalisations), et des personnes handicapées en établissement, tout en promouvant un système de protection sociale qui garantisse le droit à la santé pour tous.
Les conférenciers n’ont pas manqué cependant d’évoquer également la nécessité de réfléchir aux causes de leurs difficultés, de trouver les moyens les plus efficaces pour agir collectivement. Lors de cette journée d’étude à laquelle ont pris part de nombreux handicapés et victimes des mines antipersonnel, un programme de sensibilisation sur les sites qui comptent encore des mines, ces engins meurtriers, a été arrêté pour sensibiliser les nomades et les habitants des régions frontalières, allant de la région d’El Aricha jusqu’aux limites de Maghnia, en passant par Beni Snous, Beni Boussaïd jusqu’à Zouïa.  

Amira Bensabeur 

Source : http://www.latribune-online.com

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