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 L’ALGÉRIE EN COMPTE PRÈS DE 2 MILLIONS: 75% des handicapés ne sont pas pris en charge

9/12/2010

handicapL’ALGÉRIE EN COMPTE PRÈS DE 2 MILLIONS : 75% des handicapés ne sont pas pris en charge
06 Décembre 2010

Pour y remédier, un nouveau programme sera mis en place à compter de janvier 2011.

Environ 1,5 million de handicapés algériens ne bénéficient pas d’une prise en charge spécifique de l’Etat.
Par ce chiffre, qui donne froid dans le dos, Tahar Boutaghane, directeur de la formation au département de la solidarité nationale et de la famille, vient de jeter un véritable pavé dans la mare. Cette défaillance intervient au moment où de nouveaux handicaps apparaissent, au grand dam de cette catégorie aux besoins particuliers.
Le nombre des handicapés risque de s’accroître assez rapidement. Et pour expliquer cette situation, M.Boutaghane n’a pas trouvé mieux que de renvoyer la balle dans le camp des populations marginalisées. «Le problème se pose au niveau des campagnes, des zones rurales où il y a de l’inconscience», a-t-il déclaré à L’Expression en marge des «journées d’études» tenues à Zéralda et qui se poursuivront jusqu’à aujourd’hui. Outre cet argument, notre vis-à-vis a évoqué les délais de construction d’un centre adapté qui vont, parfois, au-delà des trois ans. M.Boutaghane est convaincu que les centres d’accueil actuels laissent à désirer.
«Ils sont caducs et ne répondent pas aux besoins spécifiques des handicapés.»
Un autre aveu, et non des moindres, qui montre le «péché» du ministère de la Solidarité vis-à-vis de cette frange de la société qui souffre en silence. Pour y remédier, notre interlocuteur a fait part de la mise en place d’un nouveau programme, à compter de janvier 2011, pour assurer un meilleur accompagnement aux deux millions de handicapés que compte le pays. Les différents responsables des départements de la santé, de l’éducation, de la solidarité nationale et de l’enseignement supérieur, présents à l’ouverture des travaux, veulent faire de ce plan celui de la qualité.
«On attend seulement les arrêtés», a fait savoir Tahar Boutaghane. Et de poursuivre que de nouveaux métiers comme ceux de l’assistant social, du psychologue...ou encore du pédagogue seront inclus dans cette nouvelle démarche.
Par ailleurs, il convient de rappeler que pas moins de 300 spécialistes sont formés annuellement dans ces centres. Cela s’effectue selon les besoins de chaque wilaya. Les diplômés des universités, quant à eux, «doivent refaire une formation technique avant de les accueillir de façon définitive», a précisé notre source.
Par ailleurs, «30 inspecteurs spécialisés et conseillers sont en formation continue pour assimiler les nouvelles techniques», a souligné notre vis-à-vis.
Des annexes de formation, pour renforcer les centres spécialisés existant déjà, sont ouvertes à Biskra, Mila et Saïda. «On ne veut pas que les handicapés vivent dans des ghettos», a-t-il indiqué. Sur sa lancée, le représentant du département de la solidarité nationale insiste sur la prise en charge et réintégration précoces de toutes les catégories de handicapés.
Selon les dires de M.Boutaghane, tous les moyens didactiques et pédagogiques sont mis à la disposition des nouveaux centres. Un partenariat avec des pays de l’outre-mer indique que «notre formation est compatible avec la modernité», optimise le représentant du ministère de la Solidarité nationale. Encore du pain sur la planche pour le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille Saïd Barkat, absent à cette première journée d’études.

Fouad IRNATENE

Source : http://lexpressiondz.com

 

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