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 La Bourse d’Alger à la traîne depuis plusieurs années - Un plan de sauvetage pour le marché financier algérien

3/1/2011

bourse AlgerLa Bourse d’Alger à la traîne depuis plusieurs années - Un plan de sauvetage pour le marché financier algérien

Ismaïl Noureddine, président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), intervenant hier lors de la présentation des résultats de l’opération de souscription aux actions d’Alliance Assurances, a annoncé la grande réforme du marché financier attendue dès 2011. Le paysage actuel étant grisâtre.


La Bourse d’Alger et la Cosob, conduites par le ministère des Finances, lancent en effet «le grand débat national» sur le marché financier, dont la réforme implique le concours jugé nécessaire des experts internationaux. La situation actuelle du marché financier est estimée intenable par le président de la Cosob. Il (le marché) est caractérisé par une «lassitude devant la longue attente d’introduction des entreprises à la cote et la relance de la Bourse d’Alger». Cette situation s’érige en parfait obstacle à l’émergence d’un marché financier performant capable de répondre aux soucis en relation avec le financement des entreprises. Il est vrai que le texte de Ismaïl Noureddine, annonçant une importante réforme dès 2011, est horriblement technique, mais annonciateur d’un nouvel ordre sur le marché financier algérien, réduit jusqu’ici à sa plus simple expression, matérialisée par une Bourse pauvre en titres et en capitalisation.

La vie de Bourse en Algérie se caractérise, depuis sa naissance, par l’émission d’une trentaine de lignes obligataires de sociétés publiques et privées, dont 5, émises au grand public, sont cotées en Bourse. Cette institution financière n’est forte pour l’heure actuelle que par la cotation de 22 lignes OAT également (obligations assimilables du Trésor) qui sont des valeurs mobilières dont la durée dépasse les 5 années. Face à cette situation, le ministère des Finances, à travers la Bourse d’Alger et la Cosob, veut parvenir à cette refonte déclarée à instaurer une mobilité au sein du marché financier. Selon Ismaïl Noureddine, l’adhésion des entreprises à cette démarche est un gage de transparence financière.

Cette refonte implique une plus grande efficacité en termes de soutien à l’entreprise, voire même une meilleure protection de l’investisseur. Mais pourquoi la Bourse d’Alger traîne-t-elle toujours lamentablement la patte ? La frilosité des opérateurs, par manque de transparence ou par immaturité managériale, est déclarée comme facteur incontestable. Mais l’Etat a déserté également le terrain, car le cadrage juridique et les procédures réglementaires datent déjà de l’ère de la pierre taillée. «Lesquelles dispositions régissant le marché financier nécessitent inévitablement une révision de fond en comble», suggère le président de la Cosob. Il regrette sur sa lancée le fait que des centaines d’entreprises publiques ont été privatisées entre 2003 et 2008 en dehors de la Bourse d’Alger. C’est un mauvais choix, estime-t-il, car cette privatisation aurait pu servir d’une assise financière et de transparence importante pour la Bourse.


Autres carences : «Le marché secondaire est strictement illiquide, le code légal et réglementaire est inachevé, les services d’investissements nécessaires au marché sont inexistants, l’organisation et le fonctionnement actuel du marché financier manquent de consensus et de schéma directeur», déplore encore le président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse. C’est pourquoi, juge-t-il, un débat national sur le marché financier algérien s’impose. «Il s’agit d’un choix national et politique», dira-t-il. Il annonce justement une réforme approuvée dès 2011 qui s’étalera sur deux années. L’objectif premier étant de parvenir à «sculpter» un business modèle pour le marché financier algérien et d’un cadre juridique approprié.

 

Mohamed Djellab, PDG du CPA.«Une amorce de relance du marché financier» :

Intervenant lors de la présentation des résultats de levée de fonds pour l’augmentation du capital social d’Alliance Assurances, Mohamed Djellab, PDG du Crédit populaire algérien (CPA), courtier accompagnateur de l’assureur, a indiqué que l’introduction en Bourse du titre de cette compagnie permettra d’enrichir l’offre financière du marché.

«Le succès de cette opération, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité de cette société par rapport aux dispositions réglementaires en vigueur fixant le capital minimum des sociétés d’assurance, permet sans aucun doute une amorce de relance du marché financier en général et du marché boursier en particulier», estime le PDG du CPA. Sur le plan économique, elle vient également «enrichir les alternatives de financement par le marché et renforcer la confiance entre les différents acteurs y intervenant», ajoute-t-il.


M. Djellab a indiqué dans la foulée que le segment obligataire du marché des capitaux d’Alger a permis de rendre disponibles, au profit des entreprises ayant émis des titres de créance (obligations), des financements évalués à plus de 230 milliards de dinars.

Ali Titouche

 

 Source : http://elwatan.com

Commentaires :

MAIS COMMENT ?

moi je pose les questions suivants comment peut-on a voir une bourse solide avec des SPA qui s'compte sur le bout des doigts?
y'a il une réel gestion du risque?
ou sont les intermédiaire financier ou ...
la suite

moi je pose les questions suivants comment peut-on a voir une bourse solide avec des SPA qui s'compte sur le bout des doigts?
y'a il une réel gestion du risque?
ou sont les intermédiaire financier ou courtier algérien y'a il une réel formation des gens compétant dans le domaine ?
ya il une réel efficience du marché quand on C que la majorité des spa algériennes ne donne pas les chiffres réel ya il une transparence?
ya il des loi tell que la loi sarbanes-oxley (SOX) qui assure la protection des investisseurs ? des question sans réponse ....

Port Said.......... la bourse ou la vie?

Il n'y a qu'avoir l'état de délabrement de la façade de cette institution pour comprendre son rôle dans l'économie Algérienne.La bourse c'est la transparence dans les comptes des sociétés détenues par des ... la suite

Il n'y a qu'avoir l'état de délabrement de la façade de cette institution pour comprendre son rôle dans l'économie Algérienne.La bourse c'est la transparence dans les comptes des sociétés détenues par des actionnaires. Alors que chez nous, l'hôtel El Aurassi et Saidal, qui sont sont soit disant cotés en bourse sont des institutions étatiques. La bourse est à Port Said...et les actionnaires uniques de l'institution Algérienne sont des prédateurs connus par tout le peuple. Alors pourquoi une bourse??

 

 

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