ALGÉRIE, PAYS RICHE ET PEUPLE PAUVRE ET EN COLÈRE Des réserves de change de 155 milliards de dollars et 65 milliards de dollars dans le fonds des recettes excédentaires, mais pour quoi faire ? » terres d'islam | Bloguez.com

 ALGÉRIE, PAYS RICHE ET PEUPLE PAUVRE ET EN COLÈRE Des réserves de change de 155 milliards de dollars et 65 milliards de dollars dans le fonds des recettes excédentaires, mais pour quoi faire ?

19/1/2011

ALGÉRIE, PAYS RICHE ET PEUPLE PAUVRE ET EN COLÈRE
Des réserves de change de 155 milliards de dollars et 65 milliards de dollars dans le fonds des recettes excédentaires, mais pour quoi faire ?

Dans le «Soir Corruption» de lundi dernier – 3 janvier 2011 –, nous avions évoqué dans un article intitulé «Risque d’explosion des prix du pétrole en 2011/La grande corruption en forte hausse en Algérie», à travers les énormes recettes issues de l’exportation des hydrocarbures, et les dérives créées par le Fonds des recettes excédentaires, le gouvernement n’étant lié par aucune obligation de rendre des comptes.
Dès le lendemain, le 4 janvier, le directeur de la prévision et des politiques au ministère des Finances, sur les ondes de la radio Chaîne III, confirmait nos interrogations et indirectement reconnaissait la gravité de la situation quant à l’opacité prévalent dans l’utilisation notamment des dépenses d’équipement. Deux jours plus tard, des émeutes explosaient un peu partout en Algérie. Pays riche, peuple pauvre et en colère. En pleine crise économique mondiale, l’Algérie continue d’afficher une santé financière insolente. Fin décembre 2010, les disponibilités du Fonds de régulation des recettes étaient de l’ordre de 4 800 milliards de dinars, soit plus de 65 milliards de dollars. «Il y a un accroissement de 500 milliards de dinars par rapport à leurs encours fin 2009», a annoncé Abdelmalek Zoubeidi, directeur de la prévision et des politiques au ministère des Finances, invité mardi 4 janvier de la Chaîne III de la Radio nationale. Le Fonds de régulation des recettes est alimenté par le différentiel entre le prix réel du baril de pétrole sur le marché international et celui fixé pour le calcul dans la loi de finances. Ce dernier est de 37 dollars le baril pour 2011. Les réserves de change de l’Algérie étaient, selon le même responsable, de 155 milliards de dollars fin 2010. «Cette assise financière permet de conduire le programme 2011 dans des conditions soutenables. Il y a aussi une marge de sécurisation pour les années à venir», a-t-il dit.
Contexte d'expansion de la dépense d’équipementi
Cependant, M. Zoubeidi a reconnu l’existence d’un déficit du Trésor. «Cela est lié au fait que nous sommes dans un contexte d'expansion de la dépense d’équipement. Il y a quatre lignes pour financer ce déficit : le financement bancaire, non bancaire, extérieur et le Fonds de régulation», a-t-il expliqué. Excluant le financement extérieur, il a indiqué que le fonds de régulation permet de financer partiellement le déficit du Trésor. Il a observé que le niveau de la dépense pour 2011 est assez lourd avec des budgets d’équipement et de fonctionnement dépassant les 6 000 milliards de dinars. «Il faudrait veiller à ce que les projets inscrits à un certain montant ne soient pas alourdis avec des réévaluations additionnelles. Celles-ci peuvent provenir soit d’une maturation insuffisante soit d’une évolution imprévisible des prix des matériaux», a-t-il expliqué. Selon lui, la séparation entre l’étude et la réalisation des projets permet de maîtriser la maturation et éviter les réévaluations. Il a rappelé que l’Inspection générale des finances (IGF) a désormais la prérogative de procéder au contrôle de la dépense publique quel que soit le statut de l’entité qui procède à cette dépense. Cela concerne aussi les entreprises privées qui bénéficient de subventions de l’Etat, de prêts ou de garanties. «Le programme d’action de l’IGF est validé annuellement par le ministère des Finances. Le fait de contrôler les choses et de les suivre constitue un facteur de sécurisation contre les dérapages», a-t-il noté. Est-ce que ces contrôles sont effectifs ? Pourquoi ne pas les rendre publics ? Et ces dérapages, quels sont leur nature, leur nombre et leur volume ? Et le gaspillage qui prévaut à grande échelle ? Et la gabegie, pratique quasi généralisée, au sein des institutions de l’Etat, à tous les niveaux.
D. H.

Source : http://lesoirdalgerie.com/articles/2011/01/10/article.php?sid=111114&cid=11

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