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 COMMERCE EXTÉRIEUR : Ce que nous échangeons avec l’Europe

3/4/2011

COMMERCE EXTÉRIEUR : Ce que nous échangeons avec l’Europe

Les chiffres sur le commerce avec l’Union européenne que fournit l’Office statistique des communautés européennes (mis en ligne le 30 mars dernier) ont le mérite d’être surtout détaillés, en volume et en valeur, produit par produit. Le tableau statistique décortique les échanges à travers 97 groupes de produits (biens marchands) et renseigne bien sur la structure des importations comme des exportations algériennes.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le volume global des échanges commerciaux avec l’Europe des 27 en 2010 a atteint presque 36 milliards d’euros (35,8), dont 15,5 milliards d’importations. Cela indique un excédent de la balance commerciale d’un peu plus de 5 milliards d’euros et dégage un taux de couverture des importations par les exportations de 133,5 %. Comparativement à 2009, le volume des échanges a augmenté de manière significative, soit de 3 milliards d’euros. Pour cet exercice, la balance commerciale a enregistré un excédent de 2,73 milliards, soit une couverture des importations par les exportations de 120%. Nos exportations hors hydrocarbures ayant augmenté pendant la même période, de 390 millions en 2009 à 580 millions d’euros en 2010, représentent, cependant, moins de 3% du volume global de nos ventes à l’étranger (2,2 en 2009, 2,8 en 2010). Notre principal client à l’intérieur de cette région économique reste l’Italie avec 7,9 milliards d’euros en 2010 (38,4%) suivie de l’Espagne avec 4,5 milliards d’euros (21,8%), la France avec 2,3 milliards d’euros (11,1%), les Pays-bas avec 2,1 milliards d’euros (10,1%), la Belgique avec 1,6 milliard d’euros (7,7%), le Royaume-Uni avec 695 millions (3,37%) et l’Allemagne avec 682 millions (3,31%). Il y a des pays qui n’achètent rien chez nous comme l’Estonie, la Lettonie et la Slovaquie ou presque rien comme la Hongrie et le Luxembourg.
Importations
Nous importons tout, y compris les hydrocarbures (620 millions d’euros en 2010). Voici les factures les plus salées : «Le groupe de produits «chaudières, machines, appareils et engins mécaniques et parties de ces machines et appareils» pour 3,3 milliards d’euros, «fonte, fer, acier et ouvrages en ces matières» pour 2,2 milliards d’euros, produits alimentaires pour 2 milliards d’euros dont 700 millions d’euros de céréales, «voitures automobiles, tracteurs, cycles, véhicules terrestres, leurs parties et accessoires» pour 1,7 milliard d’euros, «machines appareils et matériels électriques et leurs parties, appareils d’enregistrement ou de reproduction du son, appareils d’enregistrement ou de reproduction des images et du son en télévision, parties et accessoires de ces appareils» pour un peu plus d’un milliard d’euros, les produits pharmaceutiques pour un montant de 932 millions d’euros. Ainsi, il convient de noter que les produits européens bénéficient, en vertu de l’accord d’association entré en vigueur en 2005, d’importantes préférences commerciales ce qui explique, en partie, l’augmentation des importations en provenance de l’Europe (10,5 milliards d’euros en 2005, soit une hausse de 50%). Les Européens, qui subissent une rude concurrence de la part des pays émergents, en profitent à fond pour se replacer sur le marché algérien, y compris pour les produits soumis aux restrictions de quotas. En 2010, les Européens ont exporté vers l’Algérie l’équivalent de 63,8 millions d’euros de sucre et sucreries dont 56,5 millions d’euros de sucre blanc, soit un peu plus de 120 000 tonnes, soit moins du quota exonéré de taxes (150 000 tonnes). Idem pour le lait et produits dérivés dont l’Algérie a acheté 190 000 tonnes pour un montant de 491 millions d’euros.
Exportations
Hors hydrocarbures (plus de 20 milliards d’euros, 3,5 milliards d’euros de gaz), nous exportons d’autres matières premières, un nombre de produits industriels et industrialisés, produits agricoles et produits agricoles transformés et autres produits de pêche. Et bien que les produits agricoles algériens bénéficient de préférences commerciales, nous n’arrivons pas à les placer sur le marché européen. Les normes européennes imposées aux exportations algériennes expliquent en partie cette faiblesse. Or, même pour les produits de qualité et ayant suffisamment d’avantages comparatifs pour concurrencer les produits européens, tels que l’huile d’olive, les pommes de terre dites de «primeur » et les vins, produits soumis plutôt aux restrictions de quotas, nos ventes sont loin des objectifs tracés. En termes de chiffres, nous exportons l’équivalent de 2,5 millions d’euros de «légumes, plantes, racines et tubercules alimentaires », 12,8 millions en «fruits comestibles, écorces d’agrumes et de melon», 1,8 million en «graines et fruits oléagineux, graines, semences et fruits divers, plantes industrielles et médicinales, pailles et fourrages », 4,3 millions en «sucre et sucreries», 3 millions d’euros en «boissons, liquides alcooliques et vinaigres» et 7,6 millions d’euros en «poissons et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques». Ce dernier groupe de produits est totalement exonéré des taxes à l’entrée sur le marché européen. En tout et pour tout, 33,5 millions de produits agroalimentaires. Pour les pommes de terre, nous n’avons même pas réalisé un centième du quota exonéré de taxes (5 000 tonnes), soit 47,6 tonnes seulement pour une valeur de 27 590 euros. Idem pour l’huile d’olive dont nous avons exporté 9,4 tonnes sur un quota de 1 000 tonnes pour un montant de 37 130 euros. Et aussi les vins dont les producteurs algériens n’ont même pas atteint la barre des 80 000 hectolitres (740 000 euros) sur un quota s’élevant à 224 000 hectolitres. Par ailleurs, nous avons exporté, entre autres, l’équivalent de 12,5 millions d’euros en «peaux», 2,6 millions en «liège et ouvrages en liège», 15 millions en «verre et ouvrages en verre», 12,5 millions en «perles fines ou de culture, pierres gemmes ou similaires, métaux précieux, plaqués ou doublés de métaux précieux et ouvrages en ces matières, bijouterie de fantaisie et monnaies», 23,9 millions en «fonte, fer et acier», 13,5 millions en «ouvrages en fonte, fer et acier», 4,2 millions en «cuivre et ouvrages en cuivre», 3,1 millions d’«aluminium et ouvrages en aluminium », 11,5 millions de «plomb et ouvrages en plomb», 40,9 millions de «zinc et ouvrages en zinc», l’équivalent de 21,5 millions en produits du groupe «chaudières, machines, appareils et engins mécaniques et parties de ces machines et appareils » et 700 000 euros en médicaments. Par ailleurs, l’Office des statistiques des communautés européennes a enregistré des exportations équivalentes à 6,8 millions d’euros en produits du groupe «navigation aérienne ou spatiale ». Dans ce domaine, il y a lieu de saluer les prouesses de la Société maghrébine de mécanique de précision et de maintenance industrielle (Somemi), une Sarl implantée dans la wilaya de Jijel et qui fabrique des gicleurs du A-380, le plus gros véhicule aérien de l’histoire de l’aviation civile, mis en ligne il n’y a pas longtemps par le géant européen Airbus.
L. H.

Journaux et papier journal
Statistiques jamais établies par le CNIS (Centre national de l’informatique et des statistiques), les importations en produits de l’édition, de la presse ou autres industries graphiques et textes manuscrits ou dactylographiés, l’Algérie en a importé l’équivalent de 20,5 millions d’euros contre des exportations vers l’ensemble des pays de l’Europe des vingt-sept de 710 640 euros. En détail, nous en avons importé en livres, brochures et imprimés similaires, même sur feuillets isolés, pour 19,8 millions d’euros, et nous en avons exporté pour une valeur de 51 770 euros. Le reste des exportations vers l’Europe pour ce groupe de produits est constitué de journaux et publications périodiques imprimés d’un montant de 658 870 euros. Les journaux sont diffusés en France seulement (658 860 euros). L’on note, cependant, que l’Office des statistiques de la communauté européenne a enregistré l’achat en Pologne de l’équivalent de 10 euros en journaux. Les journaux qui diffusent à l’étranger se partagent ces rentrées en devises. S’agissant du papier journal, composante plutôt essentielle de la liberté d’expression, l’Algérie en a importé d’Europe 61 760 tonnes (papier journal en rouleaux et en feuilles) pour un montant de 24,7 millions d’euros en 2010, soit une hausse de plus de 20 000 tonnes comparativement à 2009 (40 550 tonnes pour un montant de 17,5 millions d’euros). Nos fournisseurs européens sont nombreux. En l’occurrence, la France (9,2 millions), l’Espagne (7 millions d’euros), la Suède (2,75 millions d’euros), la Finlande (2,3 millions d’euros), l’Allemagne (1,8 millions d’euros), la Belgique (1,45 millions d’euros), la Slovénie (171 340 euros) et Chypre (7 520 euros). Sachant qu’en 2009 – les chiffres de 2010 ne sont pas encore communiqués) —, le tirage moyen des journaux en Algérie a atteint les 2,5 millions exemplaires pour 300 titres (79 quotidiens avec 2,35 millions d’exemplaires/jours, 68 hebdomadaires avec 93 400 exemplaires/ semaine, 15 bimensuels avec 4 250 exemplaires/15 jours, 124 mensuels avec 15 600 exemplaires/mois, 9 bimestriels avec 9 650 exemplaires/bimestre et 5 trimestriels avec 290 exemplaires/trimestre), et que, selon l’ancien ministre de la Communication, Azedine Mihoubi, lequel a estimé à 50 % le volume des exemplaires tirés et non diffusés, une rationalité dans la consommation du papier s’impose, justement, pour réduire la facture d’importation en cette matière sensible. Car, il s’agit d’une denrée sensible dont la production nécessite des moyens industriels puissants qui sont détenus par un nombre limité de sociétés. Notant à titre d’information que les pays producteurs sont par ordre dégressif le Canada (le Québec en produit la moitié), la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Suède, l’Allemagne, la Russie, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et la Finlande.
L. H.

Source : http://lesoirdalgerie.com

 

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