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 L'ÉCRITURE DE L'HISTOIRE DE France : Le pouvoir des lobbys sionistes ; Un lobby qui fait plier les plus puissants de ce monde

14/7/2011

CRIFL'ÉCRITURE DE L'HISTOIRE DE France : Le pouvoir des lobbys sionistes ; Un lobby qui fait plier les plus puissants de ce monde

 Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Jeudi 14 Juillet 2011

 «Cela fait longtemps qu'il existe un consensus chez les historiens sérieux, israéliens compris, pour dire que les expulsions ont bien eu lieu. Il y a aussi eu des départs volontaires, mais comme c'est le cas à chaque conflit. Les populations veulent éviter les combats, comme en France en 1940. Les Palestiniens ne sont pas gentiment partis de chez eux.» Henri Laurens Professeur au Collège de France

Une information anodine mais lourde de signification pour l'histoire de France, a paru sans aucun commentaire, ni des bien- pensants ni des politiques. Il s'agit, ni plus ni moins, d'une revisitation insidieuse et déterminée de l'enseignement de l'histoire dans les lycées et collèges de France et de Navarre. Pour rappel, ce même pouvoir politique avait cru bon, à l'époque, de légiférer concernant la nécessité d'inscrire dans le marbre le rôle positif de la colonisation en Algérie. Il y eut un tollé des historiens! Changement de décor six ans après, des organisations communautaristes s'ingèrent dans un travail dé pédagogie pour dénaturer les faits. Silence radio de tout le monde. Ainsi, on apprend que «des passages de nouveaux manuels d'histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être «modifiés» à l'occasion de l'impression des versions définitives, a indiqué l'éditeur Hachette Education. Ces passages étaient relatifs au «partage de la Palestine». Or, «après relecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés. A l'occasion de l'impression, ils seront changés», a-t-on ajouté, sans préciser le détail des passages mis en cause ni la teneur des modifications. Le ministère de l'Education nationale n'avait pas réagi lundi en fin de journée. Contacté par l'AFP, le président du Crif, Richard Prasquier, a évoqué une «présentation du conflit israëlo-palestinien tout à fait scandaleuse». Il a, notamment dénoncé «une idéologisation», via par exemple l'emploi du mot «nakba» («catastrophe», selon l'appellation dans le Monde arabe de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et de l'exode des Palestiniens qui s'en est suivi), quand le terme Israël «n'apparaissait pas». Il a par ailleurs, dénoncé «des erreurs factuelles», sans préciser lesquelles. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (Bnvca) a reproché aux auteurs du manuel «d'interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti».(1)
«A Hachette, Myriam Simonneaux, adjointe au directeur de la communication, cherche à désamorcer la polémique qui enfle depuis le 5 juillet: «L'éditeur et l'auteur l'ont examiné de près et ont décelé sur deux pages, des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation». «Les modifications sont en train d'être effectuées en toute indépendance, il n'y a aucune raison de s'exprimer sur un processus en cours.»

La réalité après: la poursuite du nettoyage éthnique
C'est peu dire que tout ce qui concerne le conflit israélo-palestinien est surveillé de près par les institutions juives se réclamant du sionisme. (...) On notera qu'historiquement, le nom d'Israël n'était pas mentionné dans les documents de l'ONU concernant la préparation d'une partition entre ce qui était alors appelé «Etat juif» et «Etat arabe». Ainsi, de ceux composant la double page controversée. Et les expulsions de populations palestiniennes furent bel et bien une réalité historique. L'association Europe-Israël nie ces deux réalités, mais elle va beaucoup plus loin dans son interprétation de l'histoire. Elle reproche aux auteurs de l'ouvrage «une négation de l'histoire du peuple juif sur cette terre depuis plus de 3000 ans» et met sur un pied d'égalité Palestiniens arabes et juifs (ceux-là représentaient à peine 17% de la population palestinienne en 1931). (...)On se rappellera que les mêmes se vantèrent d'avoir fait interdire récemment une conférence de Stéphane Hessel à l'Ecole normale supérieure de Paris.(2)
Sur justement, les expulsions, un consensus existe chez les historiens. L'historien Henry Laurens, titulaire de la chaire «Histoire contemporaine du monde arabe» au Collège de France et qui a rédigé de nombreux ouvrages sur la question de la Palestine, regrette que l'éditeur soit influencé par les critiques qui ont été formulées par le président d'Europe-Israël, connu pour sa lecture extrêmement partiale de l'histoire du conflit israélo-palestinien(3).
Le discours lucide d'Yitzak Lahor, un écrivain israélien du camp de la Paix rapporté par François Xavier, est plus éloquent que cent discours: «Pour fêter dignement les 60 ans de cet Etat voyou, remettons un peu les pendules à l´heure (...)...Il y a donc 60 ans que la Nakba eut lieu. Depuis lors, la plus folle entreprise de colonisation du XXe siècle est menée tambour battant avec force mensonges et communications biaisées. L´une d´elles étant ce que le président français osa dire le 13 février 2008: en effet, le contenu central de cette intervention a été éclipsé par sa bêtise du jour, le fait d´associer chaque enfant de CM2 à la mémoire d´un enfant français victime des nazis». Il est évident, pour Yitzhak Laor, qu´Israël manipule l´opinion et instrumentalise les plaintes des Juifs contre l´antisémitisme, particulièrement en France, alors que la télévision nous inonde d´images terribles des territoires occupés; cela afin de doubler le passé. L´Histoire est détournée par celui qui en fait le récit dans le présent, créant des distorsions et des amalgames dangereux. Laor est tout aussi dépité de constater que la Shoah est utilisée à des fins politiques, et par ceux-là mêmes (les Alliés de la guerre 1939-1945) qui l´avaient reléguée au second plan de leurs préoccupations)...L´oubli est la pire des tombes, et les millions de morts côté soviétique sont gommés des tablettes puisque la mémoire du nazisme s´est transformée en mémoire du génocide et la mémoire du génocide en mémoire d´Auschwitz».(4)
De même, l'étude de Benny Morris, l'un de ceux que l'on nomme les «nouveaux historiens» israéliens, est aussi révélatrice. L'auteur rappelle que les Palestiniens n'ont pas choisi l'exil pour la plupart d'entre eux, mais qu'ils furent chassés par les troupes juives. Pour les 369 villes et villages arabes de l'Etat israélien et des zones qui passeront sous contrôle israélien avant la fin du conflit, il établit les causes du départ des habitants. 228 villes et villages ont été désertés sous les attaques juives, 41 donnant lieu à une expulsion manu militari. 90 villages se sont vidés de leur population, affolée par les témoignages de massacres, notamment celui de Deir Yassine. Pour 45 cas, Benny Morris avoue ignorer les causes du départ. Dans seulement 6 cas, le départ s'est fait à l'appel des autorités locales arabes.(5)
En fait, entre 800.000 et 900.000 Palestiniens sont devenus réfugiés par la politique d'expulsion israélienne. Cette tragédie humanitaire, la Nakba, est toujours ignorée par Israël. Au total, 5 vagues successives marquent l'exode. (...) Le plan Dalet mis en action lors de la contre-offensive juive crée une deuxième vague de l'exode qui s'étale d'avril à juin 1948, marqué en avril 1948 par le massacre de 250 habitants du village de Deir Yassine par les miliciens de l'Irgoun et du Lehi. Un rapport rédigé par les services de renseignements de l'armée israélienne et daté du 30 juin 1948 estime à près de 400.000 les habitants palestiniens qui ont quitté le territoire à ce jour et affirme que près des trois quarts des départs ont été directement provoqués par les Israéliens. De juillet à août a lieu la troisième vague de l'exode. Les bombardements sur Lydda (Lod) et Ramallah sont accompagnés d'un massacre de 250 civils. Itzhak Rabin et Ben Gourion organisent l'expulsion vers l'est par camion et bus des habitants, expulsion suivie d'un pillage incontrôlé de la ville. En août, de nouvelles opérations, parfois explicitement nommées «purification», se produisent dans des villages au nord de Tel-Aviv, avec de nombreuses liquidations de civils. La quatrième vague commence dans le Néguev, qu'Israël entend occuper au plus vite. Des groupes de villageois de Beer Sheva, notamment, sont expulsés vers la bande de Ghaza. Leur nombre dans cette région monte à 230.000. Enfin, de novembre 1948 à juillet 1949, de nouvelles expulsions ont lieu. Des attaques au nord ont pour but de raser tous les villages arabes sur une bande de 5 à 15 kilomètres de la frontière du Liban. D'autres expulsions chassent les Arabes revenus «illégalement». Les massacres et atrocités des armées israéliennes ne se limitent pas à Deir Yassine comme c'est l'opinion couramment admise en Israël aujourd'hui. (...) Des voix s'élèvent cependant, comme celle du ministre de l'Agriculture, Aharon Zisling, qui reproche à Ben Gourion d'avoir ignoré le problème. «Maintenant les Juifs aussi se conduisent comme des nazis et mon être entier en est ébranlé», déclare-t-il le 17 novembre 1948. Les nouveaux historiens affirment, aujourd'hui, que toute cette politique d'expulsion a été voulue et organisée par Ben Gourion, souhaitant notamment une Galilée «propre et vide» d'Arabes. Ils expriment le fait que le problème des réfugiés n'est pas une conséquence normale de la guerre, mais l'expression d'une politique délibérée. Les notes de Ben Gourion confirment cette version: «A chaque étape, écrit-il, un souffle décisif doit frapper, provoquant la destruction des maisons et l'expulsion de la population». Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des héros fondateurs de l'Etat. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux États: l'un doit être presque exclusivement peuplé d'Arabes; dans l'autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires. Un an plus tard, c'est un État à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78% de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800.000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font, désormais, partie d'Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières.(6)
Ilan Pappe explicite ce nettoyage ethnique. A l'aide de documents d'archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s'est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît, alors, une entreprise délibérée, systématique, d'expulsion et de destruction: un «nettoyage ethnique» de la Palestine. En quelques mois, forts de leur supériorité militaire, de leur accord secret avec le roi de Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l'impéritie de l'ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le «transfert», par la violence et l'intimidation, d'une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous.(7)
Il se trouve, enfin et tout à l'honneur des Israéliens, certains députés ou intellectuels qui s'insurgent même en Israël contre cette politique d'effacement délibéré de mémoire; les invectives que nous allons lire dans l'article suivant nous montrent en creux le travail remarquable de la députée Hanin Zouabi, contre l'oubli. Nous lisons: «Après la décision du ministre de l'Education Guidon Saar d'introduire l'enseignement de la Shoah dans le programme de baccalauréat d'Histoire du secteur arabe, Hanin Zouabi demande au contrôleur de l'Etat, Micha Lindenstrauss, et à Guidon Saar de «modifier la manière d'enseigner la Shoah dans les écoles»! «Le problème n'est pas tant le fait d'enseigner la Shoah», précise Zouabi, que nous remercions de cette concession, «mais (tenez-vous bien) parce qu'Israël utilise la Shoah pour créer une identité juive fermée, menaçante et aveugle à son entourage arabe, ceci afin de légitimer une politique hostile envers les Arabes»!!! Zouabi accuse Israël «de déconnecter la Shoah de toutes les valeurs humanistes qui devraient être rattachées à cet enseignement, comme la lutte contre le racisme, la relation à l'Autre ou l'opposition à la politique de meurtre»!!! Autrement dit, tout ce dont elle accuse Israël du haut de la Knesset ou dans les forums internationaux: Israël est un Etat raciste et fasciste. Et elle enfonce le clou: «Au contraire, l'enseignement de la Shoah en Israël donne un vent favorable à des politiques dangereuses, il aggrave le racisme au sein de la société israélienne, favorise les partis de droite et les partisans de la violence, et entraîne un désintérêt total de l'Autre.» Et elle précise ce qu'elle entend par ce dernier aspect: l'interdiction d'enseigner la «Nakba» palestinienne dans les écoles juives, alors que l'on oblige maintenant les écoles arabes à enseigner la Shoah! (...) Zouabi demande donc avec un toupet sans pareil au ministre de l'Education «de modifier en profondeur l'enseignement de la Shoah en Israël et d'introduire celui de la «Nakba» dans les écoles juives».(8)
Dominique Vidal s'interroge sur les prérogatives du ministère de l'Education nationale. Nous l'écoutons: «Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le Premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d'associations ou de groupes d'influence représentant (ou prétendant représenter) diverses «communautés»? La question se pose d'autant plus que la prise de position du CRIF rejoint la loi récemment votée par l'Assemblée nationale israélienne interdisant la commémoration, sous le nom de Nakba, de l'exode des Palestiniens durant la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe de 1947-1949... Ce qui pose une question supplémentaire: le CRIF a-t-il pour objectif de faire appliquer en France la législation israélienne, et la République française doit-elle se plier à cette exigence, notamment en matière d'éducation? (...) Même l'Israélien Benny Morris, qui a justifié en 2004 la politique du gouvernement Sharon, a réaffirmé, sur ce point, les résultats de ses vingt années de plongée dans les archives israéliennes. L'homme qui est allé jusqu'à défendre le «nettoyage ethnique» -«Un Etat Juif n'aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent, il était nécessaire de les déraciner», avait-il déclaré dans une interview au quotidien Haaretz le 8 janvier 2004 - serait-il, aux yeux du CRIF, un «antisémite»?(9)
Jusqu'à quand les lobbys d'Israël dans les pays occidentaux continueront-ils à dicter la politique pluridimensionnelle de ces pays? La question reste posée.

1.Des passages de manuels d'histoire sur la Palestine vont être modifiés News.fr.msn.com 407
2.http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2011/07/08/palestine-pression-de-lassociation-europe-israel-sur-un-editeur-scolaire-21
3.http://www.rue89.com/2011/07/08/palestine-un-manuel-modifie-sous-la-pression-dassos-juives-213137
4.François Xavier: Israël, Sarkozy et le nouveau philosémitisme européen http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4510
5.Chems Eddine Chitour: Le calvaire palestinien et l'humiliation des Arabes. L'Expression 06.2010
6.Benny Morris, The Birth of The Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, p 218
7.Ilan Pappé: Le nettoyage ethnique de la Palestine. Trad.de Paul Chemla. Edts Fayard 2008
8.Zouabi. http://www.israel7.com/2011/05/zouabi-lenseignement-de-la-shoah-est-raciste-et-belliqueux/
9.Dominique Vidal http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba

Source : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/135622-le-pouvoir-des-lobbys-sionistes.html

 

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Comments

Lori Cohen, le 22-07-2011 à 14:03:35 :

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