Sur les traces de la reine des Zibans- L’atout bien-être à la porte du Sud » terres d'islam | Bloguez.com

 Sur les traces de la reine des Zibans- L’atout bien-être à la porte du Sud

30/6/2012

Sur les traces de la reine des Zibans- L’atout bien-être à la porte du Sud

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texteLe 28.06.12

Biskra peut être à la fois une ville de repos, de découverte et de soins par le biais de stations thermales (hammam jerab) situé au pied du djebel Boughzel (10 km au nord-ouest), piscina du temps des romains, et le célèbre hammam Salhine.

Les formules de remise en forme permettent de prendre soin de soi, de se ressourcer, et leur succès est de plus en plus grand avec des cures qui s’adressent à toute la famille, des parents et grands-parents, aux enfants et adolescents souffrant de surpoids, de problèmes de peau, ou pour évacuer le stress des études et des examens. A la périphérie de la ville, on peut visiter les villages qui comptent d’innombrables palmeraies, comme M’lili, Mekhadma, Ourlel, Ouamech, Tolga, lichana où l’on trouve la meilleure datte du monde ! Biskra est aussi une ville paisible, où aiment se réfugier les poètes. La reine des Zibans inspire.

La ville étonnera le voyageur dès le premier abord. Au lieu des dunes et des paysages de rocaille auxquels il s’attend, il découvrira de vastes étendues verdoyantes. Immenses palmeraies, larges surfaces irriguées, barrages, la ville a depuis sa fondation au XIe siècle par les Zibans tout mis en œuvre pour fertiliser ce bout de désert. Ecartelée entre ville moderne et médina préservée des influences occidentales, Biskra est aujourd’hui, avec ses vergers, ses 150 000 palmiers dattiers produisant la fameuse Deglet Nour une cité prospère. L’écrivain français, André Gide, y a séjourné quelques mois, durant lesquels il a commencé l’écriture de son livre Nourritures Terrestres où il célèbre la vie, la nature et le désir. Les genres y sont mêlés : notes de voyages, fragments de journal intime, rondes et balades, dictionnaire poétique et dialogues fictionnels. La compagnie aérienne Air Algérie propose en été des vols directs à destination de Biskra au départ de Paris et de Marseille.  

La reine des Zibans va encore une fois dévoiler ses splendeurs. Biskra pourra constituer un excellent produit d’appel pour promouvoir le tourisme saharien et celui de soins, de santé et de bien-être. La route touristique des oasis s’étend en plus de la grande boucle sur les wilayas de Ouargla, El Oued, Biskra et de la région de Bou Saâda. Il est impératif de développer dans ce contexte une approche marketing et produits autour des trois R : «rupture, ressourcement et retrouvailles». A la diversité de ressources peut s’ajouter plus qu’ailleurs l’authenticité des sites (moins stéréotypés, plus simples, plus vrais), l’évasion qu’offre la diversité des paysages, la facilité d’accès (proximité relative des marchés européens) et le climat modéré.

Ça se visite :

Le marché et ses artisans  :Les échoppes dispersées un peu partout tentent de préserver leur ambiance ancestrale. Ces derniers attirent l’attention de tout visiteur qui ne manque pas d’y jeter un coup d’œil. Ces souks traduisent le mode de vie dominant dans cette région aux profondes racines historiques. La fréquentation de ces souks permet au visiteur de découvrir beaucoup de choses : artisanat original et belles étoffes.    

 

Le fort turc :Ce fort, en terre séchée, s’écroula sous les obus français lors de la prise de Biskra en 1844. Mais, plus que la guerre, l’eau tombant là, en averses aussi violentes que rares, nivela ses murailles jusqu’à en faire le plateau de terre crevassée qu’il est de nos jours.
Du haut du fort, on découvre le panorama admirable de la palmeraie et des vieux quartiers de la ville : M’Cid, Bab El Dar et Bab El Fatah. 

 

La dégustation de la datte  :La datte algérienne dans la région de Biskra et Tolga est un terroir unique connu et reconnu pour la production de Deglet Nour, signifiant «doigt de lumière».
Les amateurs reconnaîtront en elle le goût caractéristique de ce terroir légendaire qui a fait sa réputation. La culture de la datte dans cette région est une tradition vieille de 14 siècles. En effet, le microclimat (terre humide et air chaud) où elle est produite lui confère une composition typique (taux de sucre, d’humidité, richesse en minéraux et vitamines) et un goût authentique.  

 

Tolga : Située à 40 kilomètres à l’ouest de Biskra, l’oasis de Tolga, irriguée par des puits artésiens, produit également la Deglet Nour qui est conditionnée sur place avant d’être exportée. La wilaya de Biskra possède un patrimoine phoenicicole composé de 4,1 millions de palmiers dattiers, dont trois millions producteurs. Sa production devra atteindre, au terme de l’actuelle saison, 2,8 millions quintaux dont 1,7 million de la variété Deglet nour.         

Kamel Benelkadi

Source : http://www.elwatan.com/culture/l-atout-bien-etre-a-la-porte-du-sud-28-06-2012-176484_113.php

Category : ALGERIE / VILLES ET PAYSAGES - 2 | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |