Belle et accueillante, Tlemcen est recherchée toute l’année. » terres d'islam | Bloguez.com

 Belle et accueillante, Tlemcen est recherchée toute l’année.

6/2/2010

 

TlemcenBelle et accueillante, Tlemcen est recherchée toute l’année.

De notre correspondante à Tlemcen 
Amira Bensabeur

à Tlemcen, vous piquerez une tête du nord au sud en toute sécurité, les lieux à visiter sont surveillés pendant la saison d’été. Le plateau de Lalla Setti, les plages, les sites et même la ville, dans cette zone à la frontière ouest, aucun point n’est éloigné de la mer. Cette omniprésence de la Méditerranée a, bien entendu, façonné la région et ses habitants, ses traditions et ses productions, les modes de vie et de loisirs. Bien sûr, pendant l’été, on aime lézarder sur la plage, découvrir le musée à ciel ouvert. Une multitude de facettes et d’activités à découvrir tout au long des saisons.
En effet la capitale des Zianides a été de tout temps une cité dont la vue fascine l’esprit, dont la beauté séduit le cœur. Elle a été longuement chantée et a fourni matière à des poésies charmantes et agréables.
C’est ainsi que le plateau de Lalla Setti s’est transformé en «pôle culturel» car il surplombe cette plaine où la ville s’étend comme une carte postale, et le visiteur qui s’y rendra facilement dès que le téléphérique sera achevé, se trouvera, au terme d’un voyage aérien vertigineux jusqu’à ce lieu féerique, dans un monde typiquement culturel et touristique attrayant.
A cela s’ajoute le musée gigantesque, considéré comme étant une véritable trame muséale qui conserve toute l’histoire de la Wilaya V, les trésors de la ville, et autres objets de valeur. Véritable outil de développement culturel, ce musée répond au besoin croissant de mieux comprendre l’évolution des sciences, de l’histoire, et du terroir. Du fait de sa position géographique, implanté dans un site admirable, au milieu d’un écrin de verdure… véritable bijou architecturel, le musée est une occasion de faire le lien entre le passé, le présent et… l’avenir, afin de jeter un regard neuf, attentif et dynamique sur l’expérience humaine dans son ensemble, sur les civilisations d’ailleurs, tout en demeurant fortement enraciné dans la réalité. Dans ce lieu, chacun pourra découvrir les dynasties qui ont vécu à Tlemcen, la période coloniale et les trésors de toute une région qu’on appelait Pomaria.
Par ailleurs, la maison du parc national enrichit ce pôle à la fois culturel et touristique. A côté du parc d’attractions pour enfants, cette maison a pour mission de gérer tout un territoire afin de conserver des échantillons représentatifs de la grande variété de paysages, de forêts, de plantes et d’animaux qui font l’unicité de l’Algérie ; d’autant plus qu’elle permet de rechercher un meilleur équilibre entre l’homme et la nature. En effet, il s’agit  du plus précieux des patrimoines pour l’homme d’aujourd’hui et pour les générations à venir. Classé en 1993, le parc national de Tlemcen est composé des plus importantes richesses archéologiques et spéléologiques : les ruines de Mansourah, très vaste ensemble historique formant un périmètre de murailles, une mosquée et une casbah, la mosquée de Sidi Boumediene, et ce, en plus des  grottes de Beni Add, de la forêt de Zariffet… 
En outre, heureux celui qui aura la chance de jeter un coup d’œil depuis la tour d’observation qui permet d’apprécier toute l’ampleur de la plaine de Tlemcen. De ce lieu, le regard se portera sur plus de 25 km de distance, avec une vue panoramique, à savoir les montagnes, les vallées et les villages de
l’arrière-pays tlemcénien.
Lalla Setti est un site admirable, féerique, connu pour ses paysages verdoyants et son air pur. Tout cela explique que les responsables, notamment le wali,  ont compris que l’évolution de la ville doit s’inscrire dans la continuité et la valorisation d’un héritage collectif pour des raisons de gestion économique et culturelles. Le patrimoine est vivant et témoigne des valeurs passées et présentes, des usages et activités d’une société ; et le développement durable commence à sortir du registre de la théorie et à se structurer en corpus de références à la faveur notamment des programmes et de la mise en place de stratégies et d’actions de développement. Tlemcen a désormais son statut de véritable cœur d’agglomérations. Cette métropole, longtemps déséquilibrée, est réanimée, bien conçue, bien agrémentée grâce à un remède conçu pour supprimer les défauts reconnus de l’armature urbaine de la ville qui a évolué depuis et d’une façon exacerbée.
L’important est que le tourisme à Tlemcen a été identifié comme l’un des secteurs les plus prometteurs pour le développement de la région. Il est générateur d’emplois, porteur de devises, incite à la décentralisation. C’est l’avenir de toute la wilaya, carrefour entre le Nord et le Sud, et jadis capitale du Maghreb.
Le tourisme est l’un des pôles attractifs de la région de Tlemcen et il représente une source économique non négligeable. Dotées d’atouts remarquables, la capitale des Zianides, la région de Nedroma ou celle des Beni Snous sont riches d’un patrimoine historique exceptionnel et d’une activité culturelle foisonnante.
Du côté des sites balnéaires, comptant sept plages, une ruée est constatée annuellement où pas moins de 5 millions d’estivants fréquentent ces plages.
Il est nécessaire cependant de renforcer la politique d’aide à l’amélioration et à la diversification des structures d’accueil et d’hébergement, notamment d’accélérer le projet des ZET…. On peut affirmer que ces facteurs permettront le développement d’un tourisme de qualité, surtout à l’heure où les pays mettent le paquet pour ce secteur générateur d’emplois et véritable levier économique. La clé de la croissance économique de la région de Tlemcen se trouve dans le tourisme. Désirant ainsi permettre à cette région de développer un secteur en pleine expansion pouvant potentiellement lui ouvrir une voie suprême, les responsables doivent impérativement maintenir le cap de l’économie touristique qui est un nouveau gisement de croissance économique dans un territoire tlemcénien non  exploré encore. Cependant, à maintes reprises, les responsables ont formulé l’ambition de mettre à niveau les infrastructures pour redresser le secteur du tourisme, parvenir à pallier le déficit et prendre en charge tous les sites «délaissés» à l’échelle de Tlemcen et dont la superficie est identique à celle du Liban.
Une politique a été engagée, faut-il le préciser, même si l’on accuse un retard dans ce sens, visant la diversification des ressources touristiques et le développement du tourisme balnéaire et le thermalisme, pour attirer plus de vacanciers et de touristes. La région de Tlemcen est appelée à faire en sorte de prendre la part qu’elle mérite dans les flux touristiques.
La faiblesse relative de sa capacité d’hébergement ne permet pas d’accueillir davantage de touristes. Aussi, les professionnels soulèvent le problème du foncier qui reste difficilement accessible, même si les intervenants du secteur se sont engagés à la réalisation de ZET au niveau de certaines plages, car la situation actuelle de cette activité au niveau de Tlemcen, eu égard aux maux dont elle souffre, exige un check-up régulier.   
Cela dit, le  potentiel existe en termes de diversité des atouts et de complémentarité des sites, et les pouvoirs publics ont raison de miser sur le balnéaire comme levier et locomotive pour attirer plus d’estivants. Or, Tlemcen n’offre pas que le balnéaire. D’autres points liés au tourisme culturel et au tourisme de montagne doivent faire l’objet de développement grâce à une mise en valeur des sites et des ressources. En effet, il existe les sites féeriques des grottes
de Beni Add, les monts verts des Beni Snous, le plateau de Lalla Setti, ou encore El Ourit ou Zarifet relevant du parc national de la wilaya de Tlemcen.
Ville enchanteresse, pleine de vie et d’histoire, nul ne peut le nier. Sa culture, sa richesse archéologique et ses monuments, son ouverture méditerranéenne, son statut de capitale du Maghreb arabe, son minaret de Mansourah, la mosquée de Sidi Boumediene, El Mechouar, ses rues et ruelles, son plateau de Lalla Setti… reflètent toute la philosophie d’un peuple capable de s’ouvrir totalement au modernisme tout en gardant un profond et sentimental respect pour ses coutumes ancestrales et ses racines. Si l’on ajoute à cela son climat, ses plages, sa gastronomie, son exubérante culture populaire, etc., il résulte que tout un chacun peut s’y sentir comme chez lui… Du fait de son long et riche passé historique, Tlemcen possède un très important patrimoine monumental et artistique. 
Existe-t-il meilleur endroit que Tlemcen ? Son merveilleux climat, sa grande diversité, la qualité de ses plages et ses paysages fabuleux en font un lieu parfait pour profiter au maximum, surtout durant la saison estivale. Dans cette région frontalière, la nature crée une atmosphère magique qui incite à se relaxer, comme elle recèle une infinité de villes, de villages et d’endroits baignés d’histoire et de culture, Nedroma et Beni Snous en sont des exemples.
En effet, les responsables du secteur et les autorités voient grand pour attribuer au tourisme tous les projets susceptibles de faire de cette région un véritable pôle touristique, ce qui lui permet de développer son économie. Présentant un avantage pour cette capitale des Zianides, l’aéroport«Messali Hadj», grâce à son extension, deviendra désormais la clé du tourisme à Tlemcen. L’essor économique repose donc en premier lieu sur celui-ci qui, à la période estivale, accueille plusieurs vols. Or,  l’aéroport n’est qu’un maillon, essentiel au demeurant d’une chaîne logistique, car il n’a qu’une accessibilité terrestre reposant exclusivement sur les routes et les autoroutes. Volet qui a été bien pensé par les responsables de la wilaya qui ont réalisé un dédoublement de Zenata au centre-ville. Un tronçon de plus de 25 kilomètres apporte au visiteur un confort total le long de cette route, surtout de nuit où l’éclairage permet aux conducteurs d’éteindre leurs phares. Par l’autoroute Est-Ouest, les touristes ont accès aux sites et plages. Et pour que cette région devienne «attirante», il est également indispensable que les responsables ne négligent pas le tourisme culturel, puisque son poids économique est considérable. Il en est de même pour le tourisme de montagne du fait que la région possède des paysages féeriques et des vallées mystérieuses, des sources naturelles, etc.
On peut donc dire par là qu’à Tlemcen, c’est la passion, l’émotion, la sensation, la chaleur… Car, cette contrée frontalière permet de vivre des expériences inoubliables, de jouir du paysage méditerranéen, avec son sable chaud et la fraîcheur de sa nature, surtout sa brise marine et sa gaieté. A Tlemcen, le touriste aura l’occasion d’apprécier la profondeur de sa culture et ses habitants. En outre, et l’histoire en est témoin, Tlemcen est la capitale de la musique arabo-andalouse, comme elle est le berceau de grands artistes de ce genre musical. Capitale du Maghreb arabe avec les ruines imposantes de Mansourah la victorieuse, avec ses monuments de plus de 50 sites naturels et historiques classés, allant de Honaine, en passant par les mosquées almoravides de Tlemcen et de Nedroma, de Sidi Boumediene, la medersa d’El Abbad, les mosquées de Sidi Belkacem, de Sidi El Halloui, de Méchouar, les villages de Tleta et de Zahra, la mosquée de Beni Snous et autres sites aussi fascinants les uns que les autres. 

Source : http://www.latribune-online.com

Tags : Tlemcen
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