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 Drogue : les saisies ont augmenté de 700 % en 2 ans en Algérie.

22/2/2010

Drogue : les saisies ont augmenté de 700 % en 2 ans en Algérie.


En l’espace de deux ans, les saisies de drogue opérées par les services de sécurité ont connu une hausse vertigineuse, évaluée à plus de 700 %. Alors que la quantité de drogue saisie en 2007 a été de 12 tonnes seulement, celle enregistrée en 2009 a atteint la barre des 70 tonnes. Au rythme où vont les choses, l’Algérie, actuellement considérée comme une zone de transit de drogue, ne risque-t-elle pas de devenir, dans un avenir proche, un pays à grande consommation de stupéfiants ?

Enquête réalisée par, Mehdi Mehenni

Pour le seul mois de janvier 2010, les éléments de la Gendarmerie nationale ont saisi 732 kg de kif traité. Quant à l’année 2009, elle a vu les gendarmes qui interviennent en zone extra-muros saisir à eux seuls 64 837 kg de drogue. Avec un lot de 52 tonnes, la plus grande partie de cette marchandise était destinée au marché extérieur, alors que le reste devait alimenter le marché national. De leur côté, les éléments de la Sûreté nationale qui interviennent en zone intra-muros ont pu, durant l’année écoulée, mettre la main sur 5 837 kg de kif traité. Les quantités récupérées par la police étaient initialement destinées à la consommation en milieu urbain, alors que celles saisies par la gendarmerie sur les bandes frontalières devaient transiter vers le marché extérieur. Mais ce qui demeure le plus inquiétant cette année, c’est, outre le chiffre record des saisies, qui avoisine les 70 tonnes, le fait que des quantités de plus en plus importantes sont destinées à la consommation locale. En plus des 5 tonnes saisies par les services de police, les éléments de la Gendarmerie nationale ont récupéré plus de 12 tonnes de kif traité, destinées à la commercialisation et à la consommation. Ce qui correspond à 17 tonnes de cannabis retirées du marché algérien avant qu’elles ne tombent entre les mains des consommateurs. Si cette importante quantité était destinée au marché de la consommation, alors qu’il y a seulement deux ans, celle qui devait transiter par le pays n’a pas dépassé les quatre tonnes, c’est qu’il y a matière à s’inquiéter. A ce sujet, le colonel Zeghida Djamel, chef de la police judiciaire auprès du Commandement de la Gendarmerie nationale, pense que pour le moment, si 80 % de la drogue saisie en 2009 était destinée à transiter, le risque de voir l’Algérie devenir un pays à grande consommation de drogue ne s’affiche néanmoins pas encore. Mais par contre, met-il en garde, la hausse des saisies de plus de 700 % en l’espace de deux ans renseigne sur la présence en force des narcotrafiquants sur le sol national et sur le fait que le plus grand lot de drogue produite au Maroc passe par l’Algérie. Ce qui n’écarte pas, poursuit-il, la possibilité de voir, avec le temps, le marché algérien devenir plus dépendant. Mais en parallèle, et ce qu’il ne faut pas omettre, explique-t-il, c’est que la forte augmentation des quantités saisies renseigne également sur la réussite du nouveau dispositif sécuritaire installé depuis 2005, car la drogue a toujours cheminé par le sol algérien.

Par où transite la drogue ?
Après la sécurisation de l’espace Schengen, les grands lots de drogue qui transitaient par mer, du Maroc vers les pays européens de la rive méditerranéenne, passent actuellement par trois axes principaux, de l’Algérie vers l’Europe et le Moyen-Orient. Au départ et jusqu’à la fin des années 1990, la plus grande quantité de drogue qui parvenait du Maroc était concentrée dans le Nord. Ainsi, les narcotrafiquants faisaient généralement transiter la marchandise par Tlemcen et Oran, en passant par les différentes wilayas du Centre, pour rejoindre l’Est d’où la drogue était acheminée vers l’Europe et le Moyen-Orient, via la Libye. Après la saturation de ce réseau, suite au renforcement du dispositif sécuritaire et l’identification des principaux points de transit, explique le commandant Reki Mohamed, chef du bureau des stupéfiants du Service central d’investigation criminelle, les narcotrafiquants ont opté, à partir de l’année 2000, pour le grand Erg occidental. Ce massif, constitué de dunes immenses et qui s’étend sur 80 000 m2, a, durant des années, profité au passage des convois des narcotrafiquants qui utilisent des Toyota-Station et un matériel très performant (GPS, téléphones Thuraya…). Profitant des territoires occupés du Sahara occidental, le plus grand lot cheminait par Tindouf et Béchar, en passant par les wilayas de Ouargla et d’El-Oued, pour atteindre la Libye. Toujours selon le commandant Reki, les narcotrafiquants faisaient passer également, durant cette époque, la drogue provenant du Maroc par le Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali et le Niger, soit l’axe des pays du Sahel, pour rejoindre la Libye , puis le Moyen-Orient et l’Europe. Mais devant la présence des groupes armés rebelles des pays du Sahel, les Touaregs et les conflits tribaux dans cette région, ainsi que l’installation en force de groupes armés du GSPC, la mission s’est avérée, au fil du temps, périlleuse. Les narcotrafiquants ont fait à plusieurs reprises l’objet de racket des groupes armés rebelles qui, s’ils ne les délestent pas de la marchandise pour ensuite les assassiner sur place, les obligent à payer une forte rançon pour pouvoir passer. Devant cette situation et afin de minimiser le risque, les narcotrafiquants ont opté pour le grand Sud algérien, préférant de loin les courses-poursuites des unités des gardes-frontières, où il y a une chance de prendre la fuite, aux dangereux rebelles armés du Mali et du Niger. Aujourd’hui, la plus grande quantité de drogue, qui provient du Maroc, transite par le Grand Sahara, et la lutte contre cette forme de criminalité commence justement dans cette région. Sur les 64,8 tonnes de kif saisies par les éléments de la Gendarmerie nationale durant l’année 2009, 36,3 tonnes ont été récupérées à Béchar, 7,7 tonnes à Tindouf et 1,4 tonne à Naâma, ce qui représente près de 73 % de la quantité globale saisie. Ces trois wilayas font partie de l’axe du trafic de drogue du Sahel, et toute cette marchandise était destinée à transiter initialement par le grand Sud, notamment à Adrar et Tamanrasset, pour rejoindre la Libye, le Moyen-Orient et l’Europe et, ainsi, éviter le passage par la Mauritanie, le Mali et le Niger.

Les convois armés du désert !
La drogue n’est pas un phénomène nouveau en Algérie. Au contraire, elle a toujours transité et transitera encore par le territoire national, tant que le Maroc continuera à faire de la production de drogue son premier chiffre d’affaires, sachant que plus de 2 000 tonnes de cannabis sont annuellement mis sur le marché par ce pays voisin. Mais ce qui est nouveau, ou plutôt inquiétant, c’est le recours des narcotrafiquants aux armes de guerre pour la sécurisation de leurs convois devant les dispositifs des unités de gardes-frontières. Contrairement aux années précédentes, aujourd’hui, chaque véhicule des convois de narcotrafiquants est muni de son propre lot de carburant, d’armes de guerre et de moyens de télécommunications ultramodernes. Devant cette situation périlleuse, et le risque auquel sont quotidiennement confrontés les gardes-frontières face à des narcotrafiquants armés qui n’hésitent pas à ouvrir le feu en cas de course-poursuite, la Gendarmerie nationale a pris de nouvelles initiatives et changé carrément son mode opératoire. Aujourd’hui, selon les précisions du colonel Zeghida, la lutte contre le trafic de drogue aux frontières algérienne n’est plus seulement l’affaire des gardes-frontières mais aussi celle de tout le corps de la Gendarmerie nationale. Ainsi, le nouveau dispositif mis en place dans cette région est bâti sur trois niveaux. Le premier est celui des gardes-frontières, le second concerne les unités d’intervention et le troisième a trait aux brigades de sécurité routière. En 2009, 15 accrochages ont été enregistrés contre 4 en 2008, qui ont valu à la Gendarmerie nationale la perte de deux éléments et des blessures à deux autres. L’interception des convois de narcotrafiquants a permis la récupération de 42 véhicules, 4 FM/PK, 7 Kalachnikovs, 16 téléphones portables Thuraya, 3 GPS, 45 970 paquets de cigarettes et 2 motos. A titre indicatif, le 21 mars 2009, dans un dispositif sécuritaire sous forme d’embuscade, les éléments du 10e GGF de Hassi-Khebbi ont aperçu, au lieudit Djebel- Berahil, dans la commune de Tabelbala (Béchar), trois véhicules de marque Toyota- Station venant de la frontière algéro-marocaine et pénétrant sur le territoire national. Aussitôt, les GGF ont ouvert le feu sur le convoi des narcotrafiquants, lesquels n’ont pas hésité à riposter. Un véhicule Toyota-Station a pu être immobilisé, dans lequel on a découvert près de 3 tonnes de kif traité et un téléphone portable Thuraya, tandis que les deux autres ont réussi à prendre la fuite. Les recherches déclenchées dans la région ont conduit à l’interpellation d’une personne de nationalité algérienne et sans profession, âgée de 35 ans, père de deux enfants et demeurant à Bordj-Badji-Mokhtar. Le lendemain, à 11h, les mêmes éléments ont aperçu au lieudit Oued-Keïmet, à 80 km du cantonnement de Delâat-Djenieb, six motocyclettes qui étaient entrées sur le territoire national depuis le Maroc. Lors de l’accrochage qui s’en est suivi, les narcotrafiquants ont vivement riposté, à l’aide d’armes automatiques, aux tirs nourris des GGF, avant de prendre la fuite. Alors que du côté des GGF, l’on a enregistré deux blessés : le commandant du 101e Escadron des gardesfrontières de Béchar et un gendarme. Le même jour, tôt le matin, vers 6h30 , les éléments du 11e GGF de Hassi- Nagua, dans la wilaya de Tindouf, en embuscade au lieudit Galb-El-Hadid, ont aperçu, au loin, quatre véhicules de marque Toyota Station venant du Maroc, transitant par le territoire national et se dirigeant vers la Mauritanie.
En suivant leurs traces, ils ont découvert un des quatre véhicules en panne, avec à son bord une cargaison de 1,7 tonne de kif traité et un téléphone portable Thuraya, alors que les trois autres véhicules ont de toute évidence pu rejoindre le territoire mauritanien. Quelques heures plus tard, c’est dans la wilaya de Naâma que les éléments du 252e EGF d’El-Kasdir, en embuscade au lieudit Djenane-El-Merir, ont récupéré cinq bêtes de somme abandonnées par des narcotrafiquants, qui transportaient 10 quintaux de kif traité. Les recherches effectuées sur les lieux ont permis de retrouver quatre autres bêtes de somme, transportant 340 kg de cannabis. Par ailleurs, et c’est ce qui explique la hausse du trafic de drogue dans les régions frontalières, notamment dans le grand Sud, explique encore le colonel Zeghida, c’est la criminalisation de la contrebande. Aujourd’hui, un contrebandier qui transporte des cigarettes risque la même peine d’emprisonnement qu’un narcotrafiquant, disposition qui a poussé les réseaux de la contrebande à opter pour le transport de la drogue, du moment qu’il s’agit d’un créneau plus lucratif et sachant aussi que la sanction est la même.

L’approvisionnement par voie maritime
La mer est aussi un moyen d’approvisionnement du «marché de la drogue» algérien. La voie maritime fait souvent des jeunes chômeurs — qui n’ont jamais eu d’antécédents — des revendeurs de drogue. La Gendarmerie nationale a eu à traiter plusieurs cas d’individus qui sont tombés par hasard sur des quantités de drogue rejetées par la mer et qui, au lieu de le signaler aux services de sécurité, ont préféré chercher preneur de la marchandise. Mais souvent, ils finissent par se faire prendre, vu leur manque d’expérience dans le domaine (lire l’encadré intitulé «La mer a fait de lui un dealer»). Durant l’année 2009, les unités de la Gendarmerie nationale ont traité, à travers 10 wilayas du littoral, 103 affaires liées à la détention et la commercialisation de quantités de kif traité rejeté par la mer, qui ont permis la récupération de 5,1 tonnes, alors que seulement 669 kg ont été récupérés en 2008 et 365 kg en 2007. La plus grande quantité a été récupérée à Aïn-Témouchent, où après la récupération d’un zodiac semi-rigide Go Fast, doté de quatre moteurs de 250 chevaux chacun, abandonné au large, les éléments de la Gendarmerie nationale ont découvert à son bord 2,6 tonnes de kif traité. Après moult investigations, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un zodiac marocain qui devait transporter la marchandise de Nador à Alicante. Quelques jours plus tard, le corps d’un Africain portant le même type de gilets de sauvetage qui se trouvaient à bord du Go Fast a été rejeté par la mer, non loin du lieu de la découverte. Ceci démontre, explique le colonel Zeghida, le rapport de l’émigration clandestine avec le trafic de drogue, sachant que les immigrants clandestins tentent à la fois de rejoindre l’autre bout de la rive sud et de transporter de la drogue, ce qui leur permet d’accéder en Europe avec suffisamment d’argent pour survivre. Il est également à préciser que ce genre de zodiac découvert au large d’Aïn-Témouchent n’est point commercialisé en Algérie, ainsi que le type de moteurs qui ont d’ailleurs été fabriqués à Dubaï. Pour ramener le Go Fast du large jusqu’au bord de mer, les GGN ont dû faire appel à des pêcheurs de la région. C’est l’une des rares fois où les éléments de la Gendarmerie nationale ont eu à découvrir une aussi grande quantité de drogue rejetée par la mer. D’habitude la marchandise abandonnée par les narcotrafiquants est jetée en mer dans des cartons de 30 kg chacun. Ces colis sont généralement retrouvés à Alger, Tipasa ou dans les autres wilayas du littoral ouest. Lorsque les transporteurs sont pourchassés par les gardes-côtes européens, ils abandonnent souvent la marchandise en pleine mer, pour ne pas être pris en flagrant délit. Car dans ce genre d’affaires, et selon la loi européenne, même si les narcotrafiquants sont photographiés ou filmés, ils ne risquent aucune peine s’ils ne sont pas arrêtés en possession de la marchandise.
M. M.

LES DEALERS SONT DE MIEUX EN MIEUX ORGANISÉS
La police a du mal à intervenir en milieu urbain
Il n’est un secret pour personne que les dealers règnent en maîtres sur plusieurs quartiers des grandes villes algériennes. Même les plus reculés de nos villages sont touchés par ce fléau. Ce qui donne, ainsi, du fil à retordre aux services de sécurité qui avouent leur difficulté à intervenir, surtout en milieu urbain. Selon Faouzi Moualek, commissaire principal à la Direction de la police judiciaire, dans les 4 403 affaires liées à la drogue traitées par les éléments de la Sûreté nationale durant l’année 2009, 6 395 personnes ont été arrêtées. Sur près de 5,2 tonnes de kif traité récupérées, le plus grand lot saisi en Algérie l’a été dans l’Ouest, avec environ 4,2 tonnes, suivi du Centre avec 863 kg et de l’Est avec 136 kg. Parmi les wilayas les plus touchées par le trafic de drogue, l’on retrouve Oran en première position avec un lot de près de 3 tonnes, suivi de Tlemcen (1,1 tonne), Alger (704 kg), Blida (56 kg), Tizi-Ouzou (36 kg), Batna (136 kg) et Tébessa (20 kg). Ainsi, et bien que la quantité récupérée en 2009 soit supérieure à celle de 2008 (4,4 tonnes), il n’en demeure pas moins que les quantités de drogue saisies en milieu urbain, ces dernières années, par les éléments de la Sûreté nationale ne sont pas importantes par rapport à celles qui sont acheminées vers le pays. Cela s’explique, souligne le commissaire principal Moualek, par la complexité du trafic de drogue en milieu urbain, au regard de l’organisation des dealers : «Il est vraiment très difficile d’intervenir dans les villes. Les dealers recourent à des ruses de plus en plus diaboliques pour fructifier leur commerce. Ils utilisent des guetteurs et des rabatteurs pour écouler leur marchandise. Par ailleurs, les quotas qui parviennent en milieu urbain sont généralement morcelés en petites quantités avant d’être commercialisés ; les prises ne sont donc jamais importantes.» C’est pour cette raison, poursuit-il, que «la police nationale s’est basée ces dernières années sur le renseignement et l’investigation». «Aujourd’hui, notre priorité demeure le démantèlement des réseaux et non pas la quantité de drogue saisie. Car, quoi qu’il en soit et tant que le Maroc continuera d’en produire, la drogue pénétrera toujours en Algérie. Mais si on parvient à mettre la main sur les principaux réseaux, on aura réglé le problème de fond. Le but, c’est d’attraper un petit revendeur avec 200 grammes et de récupérer ensuite 20 kg avec les informations qu’il peut nous fournir», a-t-il conclu.
M. M.

IL S’APPRÊTAIT À COMMANDER DES 4X4 HAUT DE GAMME
Le baron des barons arrêté à Ben-Aknoun !

Il a été arrêté vers la fin de l’année 2009 par les éléments du Service central d’investigations criminelles de la Gendarmerie nationale. Il a pu être mis hors d’état de nuire grâce à une enquête minutieuse basée sur des recoupements d’informations recueillies à travers les accessoires d’appareils de télécommunication récupérés dans les différentes saisies opérés par les éléments de la Gendarmerie nationale, ainsi que par le biais de la collaboration et du témoignage de plusieurs narcotrafiquants arrêtés. Lui, c’est El-Hadj B., connu pour être un bon père de famille et qui a eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises les Lieux Saints de l’Islam. Personne ne se doutait donc de son activité illégale, d’autant plus qu’il exerçait une activité «officielle». Elégamment vêtu et ne se doutant de rien, ce «notable», connu et respecté sur la place d’Alger, a été arrêté à Ben Aknoun, au moment où il passait une importante commande de Toyota-Station chez le concessionnaire de cette marque très prisée par les narcotrafiquants. Une équipe de gendarmes en tenue civile, se faisant passer pour des clients, guettaient le moment propice pour agir. Il fallait s’y prendre avec prudence. L’homme étant identifié comme un dangereux nabab de la drogue. Il sera menotté en une fraction de seconde et, depuis, il est en prison où il devra purger une peine de 20 ans de réclusion. El-Hadj B. est propriétaire d’immenses parcelles de terre au Maroc, où une armée d’ouvriers y cultivent le cannabis en toute impunité. Les importantes quantités de drogue produites sur ces terres sont revendues par El Hadj B. et ses complices à partir d’Alger. El-Hadj B. cible particulièrement le marché européen. Les livraisons passent par le Grand Sahara algérien et transitent par la Libye et le Moyen-Orient, avant d’arriver en Europe. Le paiement des factures d’El Hadj B. se fait en euros, dans un compte bancaire ouvert à Dubaï. Ce baron qui possède des biens en Algérie, en Europe, à Dubaï et au Maroc est de nationalité algérienne. Selon les informations en notre possession, il ne disposerait d’aucune autre nationalité. Depuis la mise en place du Service central d’investigations criminelles de la Gendarmerie nationale, en 2008, cette structure a pu constituer une banque de données à travers le recoupement d’informations et les liens établis entre les différentes affaires enregistrées sur le territoire national . Ce qui a conduit à l’identification de plusieurs réseaux et à la découverte de nouveaux axes par lesquels est acheminée la drogue.
M. M.

IL TENTE DE VENDRE DE LA DROGUE RÉCUPÉRÉE SUR UNE PLAGE
La mer a fait de lui un dealer

Le 25 janvier dernier, suite à un dispositif de sécurité routière mis en place à Damous, dans la wilaya de Tipasa, les éléments de la Gendarmerie nationale ont découvert à bord d’un bus de transport public 3 kg de kif traité, en possession d’un jeune homme âgé de 24 ans, demeurant à Chlef. Ce dernier a avoué posséder une autre quantité de 17 kg cachée à proximité de son domicile, à Chlef. Par la suite, l’enquête a révélé que cet individu n’a jamais été impliqué dans des affaires liées à la drogue. La quantité trouvée en sa possession avait été rejetée par la mer, sur une plage, non loin de son quartier. Au lieu d’aller signaler le fait aux services de sécurité, il a préféré chercher preneur de la marchandise. Ses deux complices ont également été arrêtés.
M. M.

Source : http://lesoirdalgerie.com

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