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 EN RAISON DES FAIBLES CAPACITÉS PORTUAIRES, L’Algérie perd annuellement 2 milliards de dollars en surcoûts

9/4/2010

 

port d'OranEN RAISON DES FAIBLES CAPACITÉS PORTUAIRES
L’Algérie perd annuellement 2 milliards de dollars en surcoûts

L’Algérie perd, chaque année, environ deux milliards de dollars en surcoûts en raison de ses faibles capacités portuaires.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Selon une étude du groupe Cevital, l’absence de ports de taille mondiale pénalise lourdement l’économie algérienne. Ainsi, notre pays perd 2 500 dollars par container sur le fret avec l’Asie par rapport à l’Europe ou le Maroc. Avec l’Europe, l’Algérie perd près de 1 350 dollars de compétitivité par container par rapport au Maroc vers la même destination. Quant au transport en vrac (céréales…), l’Algérie perd jusqu’à 60 dollars la tonne. Puisque l’Algérie importe chaque année 26 millions de tonnes de marchandises diverses et de matières premières et en exporte un peu plus de 4 millions de tonnes, ce sont plus de 2 milliards de dollars qui sont perdus chaque année, et cela depuis plus de quarante ans. En d’autres termes, l’Algérie perd l’équivalent du coût de construction d’un port de taille mondiale. Il apparaît impératif, selon le groupe Cevital, pour l’Algérie de se doter rapidement de ports de taille mondiale, pouvant être implantés à Mostaganem (ouest du pays), Cap Djinet (Centre) et entre Skikda et Annaba à l’est du pays. Soit de véritables plateformes portuaires offrant des zones d’activités capables d’accueillir des grappes industrielles. Ainsi, l’on préconise des investissements génériques — sous forme de projets locomotives — capables d’entraîner des projets dans toute une filière ou sous-filière industrielle. L’effet d’entraînement obtenu crée une dynamique entrepreneuriale qui bénéficiera des synergies entre les acteurs. Ces opportunités existent dans plusieurs secteurs industriels dont la sidérurgie, l’agriculture et la pétrochimie (fabrication du polypropylène).
C. B.

 

Tags : ports Algerie
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